rammstou Posté(e) le 10 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 10 novembre 2004 Bonjour, il y a une parti du texte que je comprend pas encore bien ,pouvez-vous me l'expliquer??Il faut découper le texte en différentes partie (moi j'en ai trouvé 5)et reformuler les unités de sens de ses parties.J'ai passais une ligne à l'endroit qui me semble être des parties différentes,est-ce bon? J'ai du mal à comprendre la partie de "Chez Homo ... à... qualité du témoignage."(dernière partie). Grand merci d'avance. Voici le texte : Le chimpanzé communique ses émotions, sa colère, son désir de relations sexuelles, mais il n'a pas cette caractéristique du langage humain qu'est la communication référentielle, la communication sur les faits du monde. Nous, humains, passons énormément de temps à échanger des informations sur ce qui se passe dans le monde; aucune autre espèce ne le fait. Même le chimpanzé: il est aussi curieux que nous, mais il ne communique jamais sa curiosité à ses congénères. Alors que chez l'homme, c'est un comportement qu'on voit apparaître très tôt, dès l'âge de neuf mois, et qui est universel. Les ethnologues n'ont jamais décrit de peuples qui restent silencieux face à la nouveauté. Non seulement nous tenons absolument à attirer l'attention des autres sur les faits inhabituels mais réciproquement, quand quelqu'un nous signale un fait, nous nous attendons à ce qu:il y ait ce contenu,« infor- mationnel », dans le sens fort que lui a donné Claude Shannon, l'inventeur de la théorie de l'information en 1948. Nous nous attendons à ce que cet événement soit ou bien improbable ou bien chargé émotionnellement (désirable ou indésirable). On signale une naissance de quadruplés ou un naufrage en mer. Mais si, en passant dans la rue, je dis à un ami: « La poubelle est verte », il me demandera ce que je veux dire. Il ne comprendra pas parce qu'on s'attend toujours à ce que le message donné par les autres ait un contenu infomlationnel « shannonien ». Quand on étudie le langage, il a un deuxième usage qu'on observe massivement dans les conversations spontanées, c'est l'argumentation. Les gens discutent, essaient de convaincre, parfois de manière civile, parfois de manière conflictuelle. Dans la conversation courante, on passe son temps à jauger la véracité et la cohérence de ce que disent les autres. Et l'on voit bien comment l'apparition de la syntaxe cadre avec cette nouvelle fonction d'argumentation. Chez Homo erectus, on peut faire référence à des faits absents (la mai son du voisin est en feu »), mais il faut que ces faits puissent être vérifiables. Erectus n'était pas astreint au « ici et maintenant », mais au « presque ici et presque maintenant »: ce qu'on pouvait vérifier dans un délai raisonnable. Avec Homo sapiens s'est produit un nouveau saut qualitatif: la capacité de faire référence à des événements non seulement absents mais invérifiables directement: « Tarzan a mis le feu à la maison du voisin. » Grâce à la capacité d'argumenter, on peut évaluer la qualité du témoignage.
Eärwen Posté(e) le 10 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 10 novembre 2004 Je trouve que tu as bien séparé les différentes parties. Par contre, question compréhension pour la fin, je n'ai pas compris non plus, désolé.
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