ptitfrimousse.93 Posté(e) le 6 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 6 novembre 2004 Bonjour! Je suis en 1ere annee de deug eco gestion, et j'aimerai savoir si pouviez m'aider a faire cette dissertation en economie car je n'ai jamais fait de dissertation. Pouvez vous me donner un developpement détailler si c possible Voici le titre du sujet : Les innovations engendrent elles la croissance ou le chômage ? Notre professeur nous a conseillé de faire cette demarche : démarche conseillee : définition : de l'innovation et des innovations la croissance le chômage Interaction : innovations/croissance innovation/chômage Conclusion je vous remercie
ptitfrimousse.93 Posté(e) le 7 novembre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 7 novembre 2004 Ce devoir est a rendre pour samedi , j'espère ke kelkun va pouvoir maider
del03 Posté(e) le 9 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 9 novembre 2004 looool re ! Alors innovation...tu coses schumpeter !!!! selon lui les innovation ont eu un impact sur la croissance économique elles permettent d'éviter la crise elles relancent la croissance...tu cose aussi des cycles kondratiev....roooo il est pas dur ton sujet ! ca t'intérésse mon cours d'éco spé sur les innovations et la croissance éco ?
ptitfrimousse.93 Posté(e) le 9 novembre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 9 novembre 2004 looool re ! Alors innovation...tu coses schumpeter !!!! selon lui les innovation ont eu un impact sur la croissance économique elles permettent d'éviter la crise elles relancent la croissance...tu cose aussi des cycles kondratiev....roooo il est pas dur ton sujet ! ca t'intérésse mon cours d'éco spé sur les innovations et la croissance éco ? <{POST_SNAPBACK}>
ptitfrimousse.93 Posté(e) le 9 novembre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 9 novembre 2004 looool re ! Alors innovation...tu coses schumpeter !!!! selon lui les innovation ont eu un impact sur la croissance économique elles permettent d'éviter la crise elles relancent la croissance...tu cose aussi des cycles kondratiev....roooo il est pas dur ton sujet ! ca t'intérésse mon cours d'éco spé sur les innovations et la croissance éco ? <{POST_SNAPBACK}>
del03 Posté(e) le 12 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 12 novembre 2004 dsl mais g pas pu revenir plus tot g eu du boulot ...heu je c pas si joré le temps de te taper mon cours déco mais je peux téxpliker heu le chomage hum hum hum laisse moi réfléchir lol lé pr kan ton devoir ?
cssile Posté(e) le 12 novembre 2004 Signaler Posté(e) le 12 novembre 2004 :P je pense que tu peux trouver des indices tres utiles la dedans lol Quels sont les effets du Progrès Technique sur l’emploi ? Le Progrès Technique, que l’on peut représenter comme l’ensemble des innovations qui modifient les processus productifs, est depuis longtemps l’objet de fortes inquiétudes. Lors du développement de la Révolution Industrielle, la mécanisation provoque d’importants rejets de la part du mouvement ouvrier (Luddisme en Angleterre, Canuts lyonnais en France…). Au début du siècle, l’introduction du Taylorisme et du Fordisme se heurte à de vives contestations syndicales. Aujourd’hui encore, ces craintes sont ravivées par l’extension des nouvelles technologies. Pour un bon nombre de nos contemporains, c’est d’ailleurs dans le développement sans cesse croissant du Progrès Technique qu’il faut chercher la cause du chômage actuel. A coup sûr le Progrès Technique entraîne des bouleversements profonds dans l’organisation des systèmes productifs et jusque dans nos vies quotidiennes. L’usine automobile du Troisième Millénaire n’a guère à voir avec celle du début du siècle. Les objets qui nous entourent ne cessent d’évoluer. Des métiers disparaissent, d’autres qui n’existaient pas il y a seulement quelques années sont en pleine expansion. Même les métiers les plus traditionnels (cultivateurs, éleveurs…) sont transformés par l’arrivée des mutations technologiques. Comment interpréter ces mutations ? Quelle action le Progrès Technique a t-il sur l’emploi ? Est-il destructeur d’emplois ? Les déqualifie-t-il ou bien les rend-il de plus en plus complexes au fil du temps. Pour essayer de répondre à toutes ces questions nous analyserons dans un premier temps les effets quantitatifs du Progrès Technique sur l’emploi, puis dans une seconde partie son impact plus qualitatif. Les effets du Progrès Technique s’avèrent contraster selon que l’on prend en compte les effets directs ou indirects. Dans de nombreuses situations, le Progrès Technique détruit des emplois. [Pourquoi les innovations de procédé peuvent-elles entraîner des effets négatifs sur le volume de l’emploi ?] Le Progrès Technique, lorsqu’il prend la forme d’innovations de procédé (Taylorisme, Fordisme, Toyotisme…) se traduit le plus souvent par une augmentation de la productivité. Réciproquement, les gains de productivité constituent un indicateur classique du Progrès Technique. Or, gagner en productivité c’est par définition produire plus en utilisant moins de facteur de production (travail ou capital). En ce qui concerne l’emploi, si grâce au Progrès Technique il est possible de créer d’avantage de valeur ajoutée en consommant moins d’heures de travail, on débouche automatiquement sur des destructions d’emplois. C’est même le but recherché par les innovateurs. Le Progrès Technique, lorsqu’il prend la forme d’innovations de produits (nouveaux bien ou services) se traduit parfois par la disparition de biens anciens. Ainsi, lorsque l’énergie nucléaire se substitue au charbon, il faut bien fermer les mines, et les emplois liés à ces activités disparaissent. Lorsque la télévision se démocratise, les salles de cinéma ferment et des emplois sont supprimés. Mais le Progrès Technique est aussi créateur d’emplois. [Expliquer précisément le sens de la phrase : « le Progrès Technique a une action sur l’offre par le biais des gains de productivité »]. Le Progrès Technique se traduit le plus souvent par des gains de productivité. Ces gains de productivité permettent de baisser les coûts unitaires moyens. Si cette baisse est répercutée sur les prix de vente, le pouvoir d’achat des ménages augmente et la demande s’élève, ce qui stimule la croissance économique et à terme l’emploi. Cette baisse du coût unitaire moyen peut aussi servir à l’abaissement du prix des biens exportés, favorisant ainsi la demande extérieure, la croissance et l’emploi. Enfin, le surcroît de valeur ajoutée issu des gains de productivité peut être partagée entre les salariés (augmentations salariales) et les patrons (hausse des profits). Dans le premier cas, la demande va s’accroître, et dans le second cas, les investissements risquent de progresser. La consommation globale va donc s’élever, favorisant ainsi la croissance et l’emploi. > Voir Schéma de la croissance Fordiste. [Pourquoi les innovations de produits peuvent-elles entraîner des effets négatifs sur le volume de l’emploi ?] Les innovations de produits sont elles aussi créatrices d’emploi, comme le rappelle Alfred Sauvy dans sa « théorie de la compensation ». Il faut en effet du monde pour fabriquer les nouveaux biens et services, les nouvelles machines. Les emplois de mineurs ont disparus mais EDF et GDF emploient aujourd’hui près de 160.000 personnes. Laquelle de ces deux tendances l’emporte ? Pour l’essentiel, on peut dire que tout va dépendre de l’intensité de la croissance économique. Lorsque les gains de productivité issus du Progrès Technique ne s’accompagnent pas d’une forte croissance économique, il s’ensuit des pertes d’emplois importantes. La situation de l’Union Européenne entre 1986 et 1996 illustre bien cette situation. Alors que les gains de productivité sont quasiment constants durant ces onze années (environ 2% en moyenne et par an), la première période, la période 1986-1990, est marquée par une forte croissance économique (3,2% en TCAM) et s’accompagne d’une forte progression de l’emploi (+7,2% au total). La seconde période, où la croissance du PIB est deux fois moins importante, laisse place à une forte diminution du niveau de l’emploi (-3% au total). L’intensité du Progrès Technique n’est donc pas en soit un facteur déterminant pour expliquer les variations de l’emploi. Des périodes où la productivité progresse fortement peuvent se traduire par de massives créations d’emplois. C’est donc beaucoup plus dans la capacité des nations à « créer » de la croissance économique et à gérer au service de l’emploi les gains de productivité que réside la clef explicative des relations entre le Progrès Technique et l’emploi. Le Progrès Technique a donc des effets contrastés sur le volume de l’emploi, le bilan final étant largement dominé par le contexte économique et politique dans lequel il s’insère. Mais l’impact du Progrès Technique ne se limite pas au volume de l’emploi, car il affecte également la nature des emplois. Le premier effet du Progrès Technique sur la transformation de la nature des emplois concerne les mutations sectorielles de l’emploi. Tous les pays développés ont connu depuis le 19ème siècle un basculement progressif de leurs emplois du secteur primaire au secteur secondaire puis aujourd’hui un développement des emplois du secteur tertiaire. Ce point de vue a été mis en évidence par Alfred Sauvy dans sa thèse du déversement. L’abaissement des coûts de production dans l’agriculture a permis de déverser une partie du pouvoir d’achat des ménages dans la demande de biens manufacturés, ce qui a constitué un puissant facteur de développement de la demande de biens manufacturés et par conséquent des emplois industriels. L’élévation continue du niveau de vie permet aujourd’hui l’accès à des services de plus en plus vastes. Cette nouvelle demande est créatrice d’emplois à tel point que le secteur tertiaire regroupe 70% du total des emplois en France. La structure des emplois s’est donc profondément transformée en l’espace de 50 ans, comme en témoigne l’évolution de la structure des PCS. Le Progrès Technique a également pour effet de modifier les qualifications des emplois. La structure des emplois se modifie et les emplois les plus qualifiés se développent. Ainsi, entre 1982 et 1995, les PCS qui regroupent les professions les plus qualifiées n’ont pas cessé d’augmenter. Les cadres ont vu leur effectif s’accroître de plus de 1 million de personnes (1.061.000), et les professions intermédiaires de 628.000 personnes. A l’inverse, les PCS regroupant les professions les moins qualifiées, comme celle des ouvriers, ont subi de véritables hémorragies d’emplois (moins 1.094.000 postes). Mais ce n’est pas seulement la qualification des emplois qui a progressé, c’est aussi la qualification individuelle. L’augmentation de la population active de près de 1.500.000 personnes traduit en fait une élévation patente du niveau de qualification des actifs. En effet, « disparaissent » 3,5 millions de personnes sans diplômes au profit de 2.257.000 personnes diplômées de l’enseignement supérieur et de 700.000 personnes possédant le baccalauréat. On observe ce même phénomène à l’intérieur des PCS. L’essentiel de l’augmentation du nombre de professions intermédiaires a été le fait de personnes dotées d’un diplôme de l’enseignement supérieur. C’est évidemment le cas chez les cadres, mais aussi chez les ouvriers, ou la possession d’un CAP s’impose comme un niveau de diplôme minimal. Peut-on conclure de ce qui précède que le Progrès Technique améliore toujours les qualifications ? Même si globalement la réponse peut sembler positive, il convient malgré tout de la nuancer. D’une part parce-que de nombreux emplois peu qualifiés se développent dans le secteur tertiaire (hôtellerie, transports, sécurité, entretien…). On peut même parler d’une véritable taylorisation de certaines professions de service (caissière de supermarché, préparateur en restauration rapide). D’autre part, ce n’est pas parce-que les mêmes emplois sont accomplis par des personnes beaucoup plus qualifiées que la nature des emplois, elle, a changé. Enfin, le même Progrès Technique (l’introduction d’une machine à commande numérique ou l’informatisation d’un service comptable) peut se traduire par des logiques sociales très différentes sur le plan de la redéfinition des qualifications. Dans certains cas c’est une véritable élévation des qualifications que connaîtront les salariés (stages de qualification, enrichissement des tâches, reclassement au sein de la grille salariale). Dans d’autres cas, l’introduction des nouvelles technologies fait disparaître toutes les traces d’autonomie, d’initiative et de responsabilité qui s’attachaient à l’ancien poste de travail. CONCLUSION : On peut dégager une idée force que la Progrès Technique n’est pas en soit déterminant ni dans l’évolution du volume de l’emploi, ni dans l’élévation des qualifications. Dans le premier cas, on a pu constater que la relation Progrès Technique – emploi était largement déterminé par l’intensité de la croissance économique. Dans le second cas, on a pu constater que les logiques sociales à l’œuvre peuvent modifier les conséquences du Progrès Technique, soit dans le sens d’une amélioration des qualifications, soit dans le sens d’une déqualification. Dans tous les cas, il est difficile de croire en un quelconque déterminisme technologique. Les questions autour du Progrès Technique sont avant tout des questions politiques, comme le montre l’actuel débat sur les OGM. . LA CROISSANCE ECONOMIQUE ET L'EMPLOI La notion de marché du travail est abstraite, théorique et macro-économique mais elle nous permet de penser, au niveau de l'économie, le problème de l'ajustement entre l'offre et la demande de travail (qui se déterminent de manière indépendantes) ainsi que les évolutions majeures de ce marché: la précarité et la flexibilité croissante. Si dans ce marché du travail, l'offre est supérieur à la demande, c'est le chômage. Si la demande est supérieure à l'offre, il y a pénurie de main-d'œuvre Il résulte de ce marché du travail (pour les libéraux) un prix, le salaire. Quel est le lien ente croissance économique et emploi ? Hausse du PIB > Hausse de l'emploi > Baisse du chômage. Intérêt : Différences au niveau de la politique économique. Keynésiens: politique de relance de la demande. 2. Libéraux: politique de l'offre (favoriser les profits, la rentabilité). Il existe une corrélation très forte entre la croissance du PIB et les variations de l'emploi. Quand la croissance et positive est forte, on crée beaucoup d'emplois. Quand il y a récession, on détruit massivement des emplois. Et quand la croissance se ralentie, on crée de moins en moins d'emplois. Cette corrélation semble logique. En effet, croissance économique signifie « produire plus ». Or, pour produire plus, il faut accroître les capacités de production (donc investir: hausse de la FBCF) et utiliser d'avantage de main-d'œuvre (création d'emplois). Sauf qu'il n'y a aucun rapport de proportionnalité. Une augmentation de 1% du PIB n'entraîne pas une augmentation de 1% du nombre d'emplois créés. De plus, un même volume de croissance n'a pas le même effet sur l'emploi. On dit que la croissance est plus ou moins riche en emplois. Les Etats-Unis par exemple, avec une croissance moindre, créent 3 fois plus d'emplois que la France. Si le lien entre croissance et emplois est robuste, ce lien est donc également complexe. La croissance est plus ou moins riche en emplois selon le niveau des gains de productivité. En effet, la croissance économique peut s'obtenir soit de manière intensive (en utilisant d'avantage de capital et de travail) soit de manière extensive (en utilisant plus efficacement le capital et le travail). De ce fait, si le PIB s'accroît et que la productivité se maintient, l'emploi progresse. Et inversement, si le PIB s'accroît et que la productivité globale du travailleur s'améliore elle-aussi, l'entreprise emploiera le même volume de travailleur et ne créera donc pas d'emplois supplémentaires. Entre 1986 et 1989 par exemple, les gains de productivité ont été 3 fois plus élevés en France qu’aux Etats-Unis. Conséquence, à croissance égale, la France a créé beaucoup moins d’emplois que les Etats-Unis. En effet, Croissance : France TCAM +3,6% – Etats-Unis +3,2% ; Gains de productivité : France TCAM +2,8% – Etats-Unis +0,9% ; Emploi : France TCAM +0,8% – Etats-Unis +2,3%. Comment peut-on enrichir le contenu en emploi de la croissance ? Depuis 1990, la France a enrichi le contenu en emploi de sa croissance en ayant recours à la réduction du temps de travail (35 heures) et à d'avantage de flexibilité (flexibilité des emplois). Désormais, à partir du seuil de +1,5% de croissance économique, la France crée des emplois. Le lien croissance / emploi n'est donc compréhensible que si l'on fait intervenir la notion de gains de productivité. On a vu précédemment qu'une hausse du PIB entraîne une hausse du niveau de l'emploi (avec l'intervention de la notion de gains de productivité). Mais la croissance permet-elle de résorber le chômage ? Si la croissance crée des emplois, on peut s'attendre à ce que le chômage diminue. Malheureusement, 1000 emplois créés, ce n'est pas 1000 chômeurs en moins. Pourquoi ? 1. Tout va dépendre des variations de la population active (durée de la scolarité, accroissement naturel, âge de la retraite...). 2. Lorsque l'on crée des emplois, on assiste au retour à l'activité de personnes qui jusque-là étaient inactives (personnes qui étaient dissuadées, découragées de se porter sur le marché du travail). 3. Une partie des chômeurs est devenue inemployable (notamment les chômeurs de longue durée). Il n'y a donc pas de lien mécanique entre création d'emplois et diminution du chômage. II. FLEXIBILITÉ ET PRÉCARISATION DES EMPLOIS Une des façons d'enrichir en emploi la croissance, c'est de développer diverses formes de flexibilité. Mais qu'est-ce que la flexibilité ? La flexibilité est apparue fin 70 – début 80 dans les pays anglo-saxons. La flexibilité, c'est le courant libéral, la théorie néoclassique. Ce que voudraient rendre flexible les libéraux, c'est le travail (qui est pour eux une marchandise) : le temps de travail, le contrat de travail, les salaires, la protection sociale (couverture des risques sociaux), etc... Ce que contestent les libéraux, c'est que tous ces points ci-dessus fassent l'objet de convention, de réglementation. Pour eux, il faut laisser agir le marché (marché où doit régner la libre concurrence) et l'État doit seulement veiller au bon fonctionnement du marché, veiller à ce qu'il n'y ait pas d'entrave à la libre concurrence: salaire minimum, temps de travail imposé, pouvoir des syndicats... La flexibilité prend différentes formes. 1. Flexibilité quantitative externe: il faut être capable de rendre flexible le volume de travail (nombre de travailleurs) en fonction du volume de la production. Il faut donc rendre flexible le contrat de travail: CDD, Intérim... 2. L'externalisation: transférer certaines activités à d'autres entreprises, à rendre externes certaines activités qui auparavant étaient internes à l'entreprise (ex: activité de nettoyage). 3. Flexibilité quantitative interne: faire varier le volume de travail en fonction du volume de la production mais avec le même personnel (pas de CDD, d'intérim). Comment ? Recours au temps partiel, aux heures supplémentaires mais surtout à l'annualisation du temps de travail (1800 heures de travail répartie sur l'année en fonction des besoins). 4. Flexibilité salariale: individualiser les procédures de fixation du salaire. (2 manières : au recrutement, lors de la signature du contrat de travail en fonction de l'offre et de la demande ; faire varier le salaire en fonction des résultats de la personne). 5. Flexibilité fonctionnelle: faire varier la nature même du travail > polyvalence. Faire en sorte qu'un salarié puisse occuper des fonctions différentes. > Quand on parle de la flexibilité sans autres précisions, il faut l’entendre sous la forme du modèle anglo-saxon de flexibilité (USA – Grande-Bretagne) : Flexibilité quantitative externe, externalisation, flexibilité quantitative interne, flexibilité salariale. Depuis 20 ans, le recours à la flexibilité du travail s'est massivement développer dans les pays occidentaux. Mais, quelles ont été les conséquences de ce développement de la flexibilité sur l'emploi ? 1. Les effets sur la création d'emplois. Les pays qui ont eu recours à une politique de flexibilité de l'emploi (les Etats-Unis entre autres) présentent des bilans très flatteurs sur le plan de la création d'emploi et de la lutte contre le chômage. Mais est-ce que ces « bons résultats » sont dus à la flexibilité ? Non, du fait que la croissance économique a été forte et qu'elle a permis de créer de nombreux emplois. Sans les politiques de flexibilité, il y aurait quand même eu création d’emploi. Oui car la création d'emplois n'aurait pas été aussi forte sans la flexibilité. La Preuve : Grande Bretagne = flexibilité maximum. 92 : chômage équivalent à la France. 98 : Grande-Bretagne – Taux de chômage 5,6% ; France – Taux de chômage 12%. La flexibilité permet donc bien d’enrichir le contenu en emplois de la croissance. Autre exemple : Entre 1980 et 1997, les Etats-Unis ont créé de manière nette 27 millions d’emplois, tout ceci dans un contexte de grande flexibilité : pas de protection sociale, pas de convention collective et un salaire minimum de seulement 3$. 2. Ce qui semble indiscutable, c'est que la flexibilité a été créative d'emplois. Ce qui est discutable, c'est la proportion d'emplois créer et surtout la nature des emplois crées. > En effet, en même temps que s'est développé la flexibilité, on a assisté à une précarisation des emplois (= une instabilité des emplois portant sur la durée). Exemples d'emplois précaires: CDD, intérim, temps partiel subi. Dangerosité de ces emplois: salaire faible (surtout dans les pays où il n'y a pas de SMIC), aucune couverture sociale la plupart du temps, pas de conventions collectives, des accidents du travail plus nombreux, pas de perspectives de progression, d'évolution dans la hiérarchie. Qui occupent ces emplois ? Majoritairement les jeunes, les femmes et les travailleurs étrangers, immigrés. Quel bilan présente la flexibilité ? 1. Sur le plan économique. La flexibilité est créatrice d'emplois, mais on observe qu'elle entraîne une précarisation des emplois. La flexibilité a ainsi eu un impact sur le fonctionnement du marché du travail. En effet, le développement de la flexibilité a entraîné une véritable segmentation du marché du travail avec d'un côté les emplois bien payés et de l'autre les emplois dans les services et les industries occupés souvent par des minorités, les emplois précaires. On se retrouve alors en présence d’un marché du travail à deux vitesses, comme c’est le cas aux Etats-Unis où le salaire réel moyen a chuté de 10% entre 73 et 97. Pour les entreprises: Les entreprises sont les grandes bénéficiaires de ce développement de la flexibilité, car cela leur permet de réduire leurs coûts salariaux, d'accroître leur pouvoir sur les salariés (affaiblissement des syndicats car pas de travailleurs stables) et d'imposer plus facilement une organisation du travail dans leur intérêt. Mais le développement de la flexibilité possède un inconvénient majeur: la difficultés d'intégration des travailleurs dans l'entreprise. Avec la flexibilité, il n'y a pas de « fidélité » à l'entreprise et les salariés vont être moins productifs. Pour intéresser ses travailleurs, il va falloir les payer plus (notamment les cadres). D’où apparition du salaire d’efficience. Mais cela ne concerne qu’une partie minime du salariat. 2. Sur le plan social. Le développement de la flexibilité, qui n'affecte qu'une partie du salariat, entraîne une coupure croissante entre les salariés et les autres. Le développement de la flexibilité a entraîné des clivages au sein même des salariés. En effet, une partie du salariat à tendance à s'appauvrir (c'est notamment le cas aux USA avec les « working poors », ces employés qui ont un emploi mais dont le salaire ne suffit pas à garantir le minimum social). Là où la flexibilité est fortement installée, les inégalités sociales sont donc très importantes. Aux Etats-Unis par exemple, 35 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et 40 millions de personnes ne bénéficient pas de couverture sociale. La flexibilité possède donc également toute une dimension politique et sociale. L’évolution de l’emploi et du chômage : 1. Mutations de l’emploi : - Montée du chômage. - Mouvement de salarisation (80% de salariés parmi la population active en 73 – 88% en 95). - Mutations sectorielles : effondrement de l’emploi agricole, pertes d’emplois dans l’industrie et le bâtiment. Services (transport, éducation, santé, tourisme, services administratifs de l’Etat, commerce) = forte création d’emploi – 70% de la population active aujourd’hui. Phénomène de tertiarisation ou de tertiairisation. - Reprise de l’activité féminine (indépendance financière). 2. Chômage. Principale cause : hausse de la population active +17% / hausse de l’emploi +3,4 %. Conséquence logique, le chômage n’a cessé de se développer. On est passé de 800.000 chômeurs en 1973 à 3,2 millions (x4) en 1995. - 1970 : 300.000 chômeurs. On parle alors de plein emploi. Chômage frictionnel (délai minimum entre le moment où on perd et le moment où on retrouve un emploi). - 1973-1974 : Crise économique > ralentissement net de la croissance économique > hausse du chômage. Chômage conjoncturel (lié à la conjoncture économique). - 1996-2000 : Reprise de la croissance économique, mais il reste une masse de chômage importante. Chômage structurel (résistant à la croissance).
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