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Commentaire Littéraire


Neyla

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Posté(e)

Salut g un commentaire littéraire à faire pour la rentré sur La ballade perdu de Villon mais g aucune idée des axes que je pourrai faire,pourriez vous m'aider ?je vous remerci d'avance :)

Ballade des pendus

Frères humains qui après nous vivez

N'ayez les coeurs contre nous endurciz,

Car, ce pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tost de vous merciz.

Vous nous voyez ci, attachés cinq, six

Quant de la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéca devorée et pourrie,

Et nous les os, devenons cendre et pouldre.

De nostre mal personne ne s'en rie:

Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!

Se frères vous clamons, pas n'en devez

Avoir desdain, quoy que fusmes occiz

Par justice. Toutefois, vous savez

Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;

Excusez nous, puis que sommes transsis,

Envers le filz de la Vierge Marie,

Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Nous préservant de l'infernale fouldre

Nous sommes mors, ame ne nous harie;

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

La pluye nous a débuez et lavez,

Et le soleil desséchez et noirciz:

Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez

Et arraché la barbe et les sourciz.

Jamais nul temps nous ne sommes assis;

Puis ca, puis là, comme le vent varie,

A son plaisir sans cesser nous charie,

Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre.

Ne soyez donc de nostre confrarie;

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie,

Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie:

A luy n'avons que faire ne que souldre.

Hommes, icy n'a point de mocquerie;

Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

François VILLON (1431-1489?)

  • E-Bahut
Posté(e)
Impliqué dans une rixe au cours de laquelle François Ferrebouc, notaire pontifical, fut blessé, Villon fut arrêté, torturé et condamné à la pendaison, et fit appel de la sentence. C’est sans doute pendant ces jours pénibles qu’il écrivit la Ballade des pendus, intitulée aussi l’Épitaphe Villon, où se manifeste notamment son obsession des corps pourrissants. Le 5 janvier 1463, le parlement de Paris commua la peine en dix ans de bannissement. Ce sont là les dernières traces des faits et gestes de François Villon que nous possédions.

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