Aller au contenu


Lecture Analytique


  • Please log in to reply
2 réponses à ce sujet

#1 duke123

duke123
  • Membres
  • 14 messages
  • Classe :Premiere
  • Sexe :Garçon

Posté 18 janvier 2004 - 18:38

Bonjour à tous,

J'ai un devoir: il faut faire 1 lecture analytique (par linéaire) sur l'extrait des Confessions de Rousseau (sans sujet..). Je vous montre mon lecture analytique (par linéaire) :
Balzac=quelques passages quand il es décrit les personnages, fonct° explicative de la descript°= ce n'est pas une argumentat°
on jugea=pt de vue interne, il met en scène le personnages qui jugent= "on" (le lecteur est juge)     explique la sensibilité du narrateur.
"je la charge effrontement"= la faute, lachété
malhonnetete, le mensonge. L'accusation d'1 innocent, accusation grave (elle ne peut plus trouver de travail) =personnage innocent et gentille pourtant il l'aime.
IL s'accuse= "pire que des démoins" cruauté
implicitement marion est 1 ange..
Enumération d'act° pour intensifier
Mise en accusation
une confession qu'il essaye de se racheter
Cette attitude est 1 réaction des mal aimé.
Souffert de mauvais traitement, il a peur et dérape= message implicité de Rousseau= traumatisme de l'enfance= incapacité de réaliser=principaux enjeux autobio.
ecriture très sensible= enfant terrorisé=acte défensif=il est ecrase par l'age de ce qu'il juge, sur son passé...

J'ai l'impression que mon lecture analtique n'est pas suffisant, j'espere que vous m'aidez pour le completer.. Merci d'avance :)

L'extrait des Confessions :
La seule Mlle Pontal perdit un petit ruban couleur de rose et argent, déjà vieux.

Beaucoup d'autres meilleures choses étaient à ma portée ; ce ruban seul me tenta, je le volai, et comme je ne le cachais guère, on me le trouva bientôt.

On voulut savoir où je l'avais pris. Je me trouble, je balbutie, et enfin je dis, en rougissant, que c'est Marion qui me l'a donné. Marion était une jeune Mauriennoise dont Mme de Vercellis avait fait sa cuisinière, quand, cessant de donner à manger, elle avait renvoyé la sienne, ayant plus besoin de bons bouillons que de ragoûts fins. Non seulement Marion était jolie, mais elle avait une fraîcheur de coloris qu'on ne trouve que dans les montagnes, et surtout un air de modestie et de douceur qui faisait qu'on ne pouvait la voir sans l'aimer ; d'ailleurs bonne fille, sage, et d'une fidélité à toute épreuve.

C'est ce qui surprit quand je la nommai. L'on n'avait guère moins de confiance en moi qu'en elle, et l'on jugea qu'il importait de vérifier lequel était le fripon des deux. On la fit venir ; l'assemblée était nombreuse, le comte de la Roque y était. Elle arrive, on lui montre le ruban, je la charge effrontément ; elle reste interdite, se tait, me jette un regard qui aurait désarmé les démons, et auquel mon barbare cœur résiste. Elle nie enfin avec assurance, mais sans emportement, m'apostrophe, m'exhorte à rentrer en moi-même, à ne pas déshonorer une fille innocente qui ne m'a jamais fait de mal ; et moi, avec une impudence infernale, je confirme ma déclaration, et lui soutiens en face qu'elle m'a donné le ruban. La pauvre fille se mit à pleurer, et ne me dit que ces mots : Ah ! Rousseau, je vous croyais un bon caractère. Vous me rendez bien malheureuse ; mais je ne voudrais pas être à votre place. Voilà tout. Elle continua de se défendre avec autant de simplicité que de fermeté, mais sans se permettre jamais contre moi la moindre invective. Cette modération, comparée à mon ton décidé, lui fit tort. Il ne semblait pas naturel de supposer d'un côté une audace aussi diabolique, et de l'autre une aussi angélique douceur. On ne parut pas se décider absolument, mais les préjugés étaient pour moi. Dans le tracas où l'on était, on ne se donna pas le temps d'approfondir la chose ; et le comte de la Roque, en nous renvoyant tous deux, se contenta de dire que la conscience du coupable vengerait assez l'innocent. Sa prédiction n'a pas été vaine : elle ne cesse pas un seul jour de s'accomplir.

J'ignore ce que devint cette victime de ma calomnie ; mais il n'y a pas d'apparence qu'elle ait après cela trouvé facilement à se bien placer. Elle emportait une imputation cruelle à son honneur de toutes manières. Le vol n'était qu'une bagatelle, mais enfin c'était un vol, et, qui pis est, employé à séduire un jeune garçon ; enfin le mensonge et l'obstination ne laissaient rien à espérer de celle en qui tant de vices étaient réunis. Je ne regarde pas même la misère et l'abandon comme le plus grand danger auquel je l'aie exposée. Qui sait, à son âge, où le découragement de l'innocence avilie a pu la porter ? Eh ! si le remords d'avoir pu la rendre malheureuse est insupportable, qu'on juge de celui d'avoir pu la rendre pire que moi !

#2 sansid3

sansid3

    Recteur posteur

  • E-Bahut
  • 3 825 messages
  • Classe :Autre
  • Sexe :Fille
  • Localisation:Boston
  • Intérêts:Ingénieure en analyse de données. <br /><br />intérêt: le soleil, le ciel bleu, la campagne francaise, la vie de tous les jours, ses possibilitées, faire un bout de chemin avec un autre (pour l'instant ma mere), la patience, les émotions, leur roles, l'art, la créativité, changer, se forger une vie avec des petits gestes.<br /><br />Livres et auteurs favoiris: Thich Nhat Hanh sage, Zen and the art of motorcycle maintenance, Simone Weil philosophe, Mme ackerman poete<br /><br />Sports preferes: Newasa en Judo, Feldenkreis<br />

Posté 18 janvier 2004 - 19:12

Citation

stratégie de l'aveu : le désir d'être absous

  Les quatre premiers livres sont rythmés par trois aveux, accompagnés chacun d'un protocole de présentation identique : il s'agit toujours de souligner d'abord l'énormité de la faute dans des termes parfois hyperboliques qui ne manqueront pas de paraître excessifs au lecteur le plus sévère ! Ensuite, le narrateur prétendra expliquer les circonstances de cette faute pour aboutir à la même protestation : "il ne faut point juger les hommes par leurs actions" (livre I). L'intériorisation systématique de l'acte, la dénonciation de l'apparence de la culpabilité au profit de l'innocence de l'intention sont particulièrement manifestes dans l'aveu du vol du ruban et de la calomnie de Marion (livre II), vilenies que nous sommes beaucoup moins enclins à pardonner que l'aveu du plaisir trouble éprouvé lors d'une fessée. Le narrateur le sait si bien qu'il ne consentira à les raconter qu'après avoir créé une tension dramatique destinée à évoquer la persistance de ses remords. Il pourra ensuite commenter longuement les faits en opposant aux lois écrites, qui souvent poussent aux vices, la sincérité d'un cœur pur et la droiture d'un comportement toujours trahi par ses gestes et par la tyrannique incompréhension des adultes.
  Ici, comme ailleurs, se révèle la perversité d'une entreprise qui préfère raconter l'histoire d'une conscience que celle d'une existence : sans cesse, nous sommes invités à juger des faits par le biais d'un point de vue démultiplié. Celui de l'enfant ne peut que suggérer l'irresponsabilité de l'âge; celui du narrateur adulte sait habilement argumenter à la lumière de ses préventions contre l'humain et de la sincérité de son repentir. Dans les deux cas, il nous reste à difficilement démêler ce qui ressortit du courage ou de la casuistique.
http://www.site-magi...om/rousseau.htm

1)une faute d'enfant:
a) les circonstances
un ruban deja vieux sans valeur.
on ne pouvait la voir sans l'aimer
B) les acteurs
on jugea=pt de vue interne, il met en scène le personnages qui jugent= "on" (le lecteur est juge) explique la sensibilité du narrateur.
c) les actions et la tonalite de l'adolescent
"je la charge effrontement"= la faute, lachété

2) la confession de l'adulte
a) le jugement
malhonnetete, le mensonge. L'accusation d'1 innocent, accusation grave (elle ne peut plus trouver de travail) =personnage innocent et gentille pourtant il l'aime.
B) grandissement de la faute
IL s'accuse= "pire que des démoins" cruauté
implicitement marion est 1 ange..
Enumération d'act° pour intensifier
Mise en accusation
c) rachat par le remord
une confession qu'il essaye de se racheter
Cette attitude est 1 réaction des mal aimé.
Souffert de mauvais traitement, il a peur et dérape= message implicité de Rousseau= traumatisme de l'enfance= incapacité de réaliser=principaux enjeux autobio.
ecriture très sensible= enfant terrorisé=acte défensif=il est ecrase par l'age de ce qu'il juge, sur son passé...

Voila, il me semble que cela te donne un cadre. Reprend ton texte mot pour mot, et essaye de voir pourquoi l'auteur a utiliser ces mots, cette phrase, cette image
et ajoute le a ton debut d'analyse

#3 duke123

duke123
  • Membres
  • 14 messages
  • Classe :Premiere
  • Sexe :Garçon

Posté 19 janvier 2004 - 20:22

Merci pour ton aide, sansid3  ;)




1 utilisateur(s) li(sen)t ce sujet

0 invité(s) et 1 utilisateur(s) anonyme(s)

Elyazalée - Agence de Communication, Création de Site internet, Côtes d'Armor, 22 // Création de Site internet Vannes, 56
Livre dirigeant crise - outils de management