Aller au contenu

Bac De Français, Quelques Explications Manquantes !


Robertcorp

Messages recommandés

Posté(e)

Bonjour à tous !

A l'approche du Bac de Français (10 jours), je prépare des fiches, je commence à réviser.

Ayant fait un bilan des textes étudiés dans l'année, je me suis aperçu qu'il me manquait certaines explications, qui sont les suivantes :

Ch.1 :

- "Derniers Vers" Ronsard (« Je n'ai plus que les os, un Squelette je semble »)

Il me manque l'explication des vers 3 & 4.

- "L'éducation de Pantagruel" Rabelais ( Avec "Cependant Monsieur l'apétit venait..." et "Lever matin n'est point bonheur; Boire matin est le meilleur.").

- Extrait des "Tragiques" d'Aubigné (Livre I, vers 97 à 131 "Je veux peindre la France une mère affligée...").

Ch.2 :

- Chapitre 30 de "Candide" ("Il y avait dans le voisinage..besoin" jusqu'à "Toute la petite société...notre Jardin").

Si des personnes possédant déjà des fiches dessus, ou bien des gens ayant un peu de temps pour m'en résumer quelques uns, je suis preneur !

Merci d'avance !

Posté(e)

TRAGIQUES D'Aubigné (vers97 à 130).

Je veux peindre la France une mère affligée,

Qui est, entre ses bras, de deux enfants chargée.

Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts

Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups

D'ongles, de poings, de pieds, il brise le partage

Dont nature donnait à son besson l'usage ;

Ce voleur acharné, cet Esau malheureux,

Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux,

Si que, pour arracher à son frère la vie,

Il méprise la sienne et n'en a plus d'envie.

Mais son Jacob, pressé d'avoir jeûné meshui,

Ayant dompté longtemps en son cœur son ennui,

A la fin se défend, et sa juste colère

Rend à l'autre un combat dont le champ est la mère.

Ni les soupirs ardents, les pitoyables cris,

Ni les pleurs réchauffés ne calment leurs esprits ;

Mais leur rage les guide et leur poison les trouble,

Si bien que leur courroux par leurs coups se redouble.

Leur conflit se rallume et fait si furieux

Que d'un gauche malheur ils se crèvent les yeux.

Cette femme éplorée, en sa douleur plus forte,

Succombe à la douleur, mi-vivante, mi-morte ;

Elle voit les mutins, tout déchirés, sanglants,

Qui, ainsi que du cœur, des mains se vont cherchant.

Quand, pressant à son sein d'une amour maternelle

Celui qui a le droit et la juste querelle,

Elle veut le sauver, l'autre, qui n'est pas las,

Viole en poursuivant, l'asile de ses bras.

Adonc se perd le lait, le suc de sa poitrine ;

Puis, aux derniers abois de sa proche ruine,

Elle dit : " Vous avez, félons, ensanglanté

Le sein qui vous nourrit et qui vous a porté ;

Or, vivez de venin, sanglante géniture,

Je n'ai plus que du sang pour votre nourriture !"

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering