:oops: j'ai un commentaire à faire pour vendredi sur un texte d'Alain, auquel je ne comprends rien! Quelqu'un pourrait il me souffler quelques pistes?ci-joint le texte incriminé!
merci![/quote]
Alain
Débuté par peehs, oct. 08 2003 08:55
7 réponses à ce sujet
#1
Posté 08 octobre 2003 - 08:55
#2
Posté 08 octobre 2003 - 09:06
je ne vois pas le texte joint
suis-je aveugle ou émerge-je ?
suis-je aveugle ou émerge-je ?
"La conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera,
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
#3
Posté 08 octobre 2003 - 09:18
j'ai du me planter pour joindre le fichier, je réessaie!
Texte:
Dans le sommeil, je suis tout ; mais je n'en sais rien. La conscience suppose réflexion, division. La conscience n'est pas immédiate. Je pense, et puis je pense que je pense, par quoi je distingue Sujet et Objet, Moi et le monde. Moi et ma sensation. Moi et mon sentiment. Moi et mon idée. C'est bien le pouvoir de douter qui est la vie du moi. Par ce mouvement, tous les instants tombent au passé. Si l'on se retrouvait tout entier, c'est alors qu'on ne se reconnaîtrait pas. Le passé est insuffisant, dépassé. Je ne suis plus cet enfant, cet ignorant, ce naïf. ce moment-là même j'étais autre chose en espérance en avenir. La conscience de soi est la conscience d'un devenir et d'une formation de soi irréversible, irréparable. Ce que je voulais, je le suis devenu. Voilà le lien entre le passé et le présent, pour le mal comme pour le bien. Ainsi le moi est un refus d’être moi, qui en même temps conserve les moments dépassés. Se souvenir, c’est sauver ses souvenirs, c’est se témoigner qu’on les a dépassés. c’est les juger. Le passé, ce sont des expérience que je ne ferai plus. Un artiste reconnaît dans ses oeuvres qu’il ne s’était pas encore trouvé lui-même, qu’il ne s’était pas encore délivré ; mais il y retrouve un pressentiment de ce qui a suivi. C'est cet élan qui ordonne les souvenirs selon le temps.
Texte:
Dans le sommeil, je suis tout ; mais je n'en sais rien. La conscience suppose réflexion, division. La conscience n'est pas immédiate. Je pense, et puis je pense que je pense, par quoi je distingue Sujet et Objet, Moi et le monde. Moi et ma sensation. Moi et mon sentiment. Moi et mon idée. C'est bien le pouvoir de douter qui est la vie du moi. Par ce mouvement, tous les instants tombent au passé. Si l'on se retrouvait tout entier, c'est alors qu'on ne se reconnaîtrait pas. Le passé est insuffisant, dépassé. Je ne suis plus cet enfant, cet ignorant, ce naïf. ce moment-là même j'étais autre chose en espérance en avenir. La conscience de soi est la conscience d'un devenir et d'une formation de soi irréversible, irréparable. Ce que je voulais, je le suis devenu. Voilà le lien entre le passé et le présent, pour le mal comme pour le bien. Ainsi le moi est un refus d’être moi, qui en même temps conserve les moments dépassés. Se souvenir, c’est sauver ses souvenirs, c’est se témoigner qu’on les a dépassés. c’est les juger. Le passé, ce sont des expérience que je ne ferai plus. Un artiste reconnaît dans ses oeuvres qu’il ne s’était pas encore trouvé lui-même, qu’il ne s’était pas encore délivré ; mais il y retrouve un pressentiment de ce qui a suivi. C'est cet élan qui ordonne les souvenirs selon le temps.
#4
Posté 08 octobre 2003 - 09:48
je te conseil donc de définir quelques mots (qui peut prendre des pages de disserte à eux seuls déjà), du style "le moi", "le temps", "le passé", "la continuité" ou "la causalité" (rapport entre passé, temps et présent).
puis, enfin, de décortiquer chaque phrase indépendament des autres et même du contexte, afin de défaire ce puzzle (assez complexe il faut l'avouer) pour en recréer un avec tes propres mots, et pour argumenter et ettayer.
amicalement
M. Zorin
puis, enfin, de décortiquer chaque phrase indépendament des autres et même du contexte, afin de défaire ce puzzle (assez complexe il faut l'avouer) pour en recréer un avec tes propres mots, et pour argumenter et ettayer.
amicalement
M. Zorin
"La conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera,
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
#5
Posté 08 octobre 2003 - 20:12
merci d'avoir répondu. Je me suis débrouillée comme j'ai pu pour la 1ère partie mis je bloque sur la partie "interêt philosophique du texte"...
Savoir que le texte est difficile me console un peu...(surtout que ma prof nous a assuré qu'elle s'était embêtée à nous trouver un texte facile pour notre 1er devoir!).
Savoir que le texte est difficile me console un peu...(surtout que ma prof nous a assuré qu'elle s'était embêtée à nous trouver un texte facile pour notre 1er devoir!).
#6
Posté 08 octobre 2003 - 20:58
La prof a pu dire ceci car elle a les prérequis nécessaires, et n'a apparament pas su en faire abstraction (...)
pour la partie "intérêt philosophique du texte" il me semble que tu peux le trouver en rédigeant un constat, une conclusion, l'intérêt du texte se trouve dans la morale.
Au plaisir
Max Z.
pour la partie "intérêt philosophique du texte" il me semble que tu peux le trouver en rédigeant un constat, une conclusion, l'intérêt du texte se trouve dans la morale.
Au plaisir
Max Z.
"La conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera,
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
#7
Posté 09 octobre 2003 - 05:01
Je crois que la question du texte se porte sur la question de la notion du "Moi" et sa permanence. Si ce texte apportait une reponse definitive, "la verite" cela serait de la science? Au lieu de ca, l'auteur essaye de cerner la question. Donc il sagit d'une exploration speculative?
Une des idees centrales du boudisme est qu'il n'y a pas de Moi permanent, que c'est une illusion, que nous changeons tout le temps. Par contre, les Europeans comme Freud et autre ont eut tendance a voir un Moi fixe et a essayer de definir ses characteristiques stables.
Ici Alain est peut-etre en train d'essayer de trouver comment reconcilier les deux idees. L'idee que l'on change tout le temps, jeune il etait naif etc, et pourtant il y a un Moi permanent celui qui est dans le present, a observer le passe et decider de l'avenir?
Une des idees centrales du boudisme est qu'il n'y a pas de Moi permanent, que c'est une illusion, que nous changeons tout le temps. Par contre, les Europeans comme Freud et autre ont eut tendance a voir un Moi fixe et a essayer de definir ses characteristiques stables.
Ici Alain est peut-etre en train d'essayer de trouver comment reconcilier les deux idees. L'idee que l'on change tout le temps, jeune il etait naif etc, et pourtant il y a un Moi permanent celui qui est dans le present, a observer le passe et decider de l'avenir?
#8
Posté 09 octobre 2003 - 12:42
Si tu continue dans cette idée du "moi", et souhaite connaître plus par rapport aux conjectures de Freud, tu ne dois surtout pas omettre le ça, le moi et le surmoi, c'est important !
aussi, on écrit bouddhisme
aussi, on écrit bouddhisme
"La conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera,
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
un pont jeté entre le passé et l'avenir."
Henri Bergson ( 1859 - 1941 )
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