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spin_naker

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  • E-Bahut

peut tu trouver un site avec ton texte?

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slt!

voila le texte:

Jean-Baptiste Chassignet

Mortel pense quel est dessous la couverture

D’un charnier mortuaire un corps mangé de vers,

Décharné, dénervé, où les os découverts,

Dépoulpés, dénoués, délaissent leur jointure :

Ici l’une des mains tombe de pourriture,

Les yeux d’autre côté détournés à l’envers

Se distillent en glaire, et les muscles divers

Servent aux vers goulus d’ordinaire pâture :

Le ventre déchiré cornant de puanteur

Infecte l’air voisin de mauvaise senteur,

Et le nez mi-rongé difforme le visage ;

Puis connaissant l’état de ta fragilité,

Fonde en DIEU seulement, estimant vanité

Tout ce qui ne te rend plus savant et plus sage.

bye

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  • E-Bahut
La vie hors de soi-même

Mais tout n'est pas encore dit. Nous savons maintenant que la vision baroque du monde conduit l'homme à trouver son assise en Dieu, seule réalité sûre et permanente, puisque le monde est l'inconstance même. En Dieu seul, dit Georges de Brébeuf, l'âme est " dans son centre ".

Encore faut-il y parvenir, et c'est difficile. Dans la mesure même où Dieu semble se cacher et se jouer de l'homme, l'homme doit sans cesse travailler à s'abandonner davantage à Dieu, à se déposséder de soi pour devenir la chose de son créateur. Et l'obstacle numéro un est évidemment le monde : l'homme, séduit par ses féeries changeantes, court le risque de s'y arrêter et de s'y perdre. Le monde est une illusion qu'il faut dissiper ; c'est pourquoi la poésie baroque ne peint souvent le beau théâtre des apparences que pour mieux les dénoncer ensuite comme telles.

Voilà pourquoi l'existence, pour le baroque, prend un caractère tragique. Cela se marque par le goût pour la contemplation des vanités, pour le spectacle de sa propre mort -- les ossements et les têtes de morts ornent les monuments funéraires depuis le Concile de Trente (1545-1563). Cela se marque également dans les sonnets de Chassignet, par exemple, ou chez Saint-Amant.

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