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Bonsoir pouvez vous m'aider à trouver le point commun, le ton et le registres de chaque pièce de ces trois extraits :
 Texte A : Molière, Les Fourberies de Scapin, Acte I, scène 1 (1671)

OCTAVE.- Ah fâcheuses nouvelles pour un cœur amoureux ! Dures extrémités où je me vois réduit ! Tu viens, Silvestre, d’apprendre au port, que mon père revient ?
SILVESTRE.- Oui.
OCTAVE.- Qu’il arrive ce matin même ?
SILVESTRE.- Ce matin même.
OCTAVE.- Et qu’il revient dans la résolution de me marier ?
SILVESTRE.- Oui.
OCTAVE.- Avec une fille du seigneur Géronte ?
SILVESTRE.- Du seigneur Géronte.
OCTAVE.- Et que cette fille est mandée de Tarente ici pour cela ?
SILVESTRE.- Oui.
OCTAVE.- Et tu tiens ces nouvelles de mon oncle ?
SILVESTRE.- De votre oncle.
OCTAVE.- À qui mon père les a mandées par une lettre ?
SILVESTRE.- Par une lettre.
OCTAVE.- Et cet oncle, dis-tu, sait toutes nos affaires.
SILVESTRE.- Toutes nos affaires.
OCTAVE.- Ah parle, si tu veux, et ne te fais point de la sorte, arracher les mots de la bouche.
SILVESTRE.- Qu’ai-je à parler davantage ! Vous n’oubliez aucune circonstance, et vous dites les choses tout justement comme elles sont.
OCTAVE.- Conseille-moi, du moins, et me dis ce que je dois faire dans ces cruelles conjonctures.
SILVESTRE.- Ma foi, je m’y trouve autant embarrassé que vous, et j’aurais bon besoin que l’on me conseillât moi-même.
OCTAVE.- Je suis assassiné par ce maudit retour.
SILVESTRE.- Je ne le suis pas moins.
OCTAVE.- Lorsque mon père apprendra les choses, je vais voir fondre sur moi un orage soudain d’impétueuses réprimandes.
SILVESTRE.- Les réprimandes ne sont rien ; et plût au Ciel que j’en fusse quitte à ce prix ! Mais j’ai bien la mine, pour moi, de payer plus cher vos folies, et je vois se former de loin un nuage de coups de bâton qui crèvera sur mes épaules.
OCTAVE.- Ô Ciel ! par où sortir de l’embarras où je me trouve ?
SILVESTRE.- C’est à quoi vous deviez songer, avant que de vous y jeter.
OCTAVE.- Ah tu me fais mourir par tes leçons hors de saison.
SILVESTRE.- Vous me faites bien plus mourir, par vos actions étourdies.
OCTAVE.- Que dois-je faire ? Quelle résolution prendre ? À quel remède recourir ?

Texte B : Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, Acte I, scène 1 (1730)
Scène première
Silvia, Lisette

SILVIA.- Mais, encore une fois, de quoi vous mêlez-vous ? Pourquoi répondre de mes sentiments ?
LISETTE.- C’est que j’ai cru que, dans cette occasion-ci, vos sentiments ressembleraient à ceux de tout le monde. Monsieur votre père me demande si vous êtes bien aise qu’il vous marie, si vous en avez quelque joie : moi, je lui réponds que oui ; cela va tout de suite ; et il n’y a peut-être que vous de fille au monde, pour qui ce oui-là ne soit pas vrai ; le non n’est pas naturel.
SILVIA.- Le non n’est pas naturel ! quelle sotte naïveté ! Le mariage aurait donc de grands charmes pour vous ?
LISETTE.- Eh bien, c’est encore oui, par exemple.
SILVIA.- Taisez-vous ; allez répondre vos impertinences ailleurs, et sachez que ce n’est pas à vous à juger de mon cœur par le vôtre.
LISETTE.- Mon cœur est fait comme celui de tout le monde. De quoi le vôtre s’avise-t-il de n’être fait comme celui de personne ?
SILVIA.- Je vous dis que, si elle osait, elle m’appellerait une originale.
LISETTE.- Si j’étais votre égale, nous verrions.
SILVIA.- Vous travaillez à me fâcher, Lisette.
LISETTE.- Ce n’est pas mon dessein. Mais dans le fond, voyons, quel mal ai-je fait de dire à monsieur Orgon que vous étiez bien aise d’être mariée ?
SILVIA.- Premièrement, c’est que tu n’as pas dit vrai ; je ne m’ennuie pas d’être fille.
LISETTE.- Cela est encore tout neuf.
SILVIA.- C’est qu’il n’est pas nécessaire que mon père croie me faire tant de plaisir en me mariant, parce que cela le fait agir avec une confiance qui ne servira peut-être de rien.
LISETTE.- Quoi ! vous n’épouserez pas celui qu’il vous destine ?
SILVIA.- Que sais-je ? peut-être ne me conviendra-t-il point, et cela m’inquiète.
LISETTE.- On dit que votre futur est un des plus honnêtes hommes du monde ; qu’il est bien fait, aimable, de bonne mine ; qu’on ne peut pas avoir plus d’esprit, qu’on ne saurait être d’un meilleur caractère ; que voulez-vous de plus ? Peut-on se figurer de mariage plus doux, d’union plus délicieuse ?
SILVIA.- Délicieuse ! que tu es folle avec tes expressions !
LISETTE.- Ma foi, madame, c’est qu’il est heureux qu’un amant de cette espèce-là veuille se marier dans les formes ; il n’y a presque point de fille, s’il lui faisait la cour, qui ne fût en danger de l’épouser sans cérémonie. Aimable, bien fait, voilà de quoi vivre pour l’amour ; sociable et spirituel, voilà pour l’entretien de la société. Pardi ! tout en sera bon, dans cet homme-là ; l’utile et l’agréable, tout s’y trouve.
SILVIA.- Oui dans le portrait que tu en fais, et on dit qu’il y ressemble, mais c’est un on dit, et je pourrais bien n’être pas de ce sentiment-là, moi. Il est bel homme, dit-on, et c’est presque tant pis.
LISETTE.- Tant pis ! tant pis ! mais voilà une pensée bien hétéroclite !
SILVIA.- C’est une pensée de très bon sens. Volontiers un bel homme est fat ; je l’ai remarqué.
LISETTE.- Oh ! il a tort d’être fat ; mais il a raison d’être beau.
SILVIA.- On ajoute qu’il est bien fait ; passe !
LISETTE.- Oui-da ; cela est pardonnable.
SILVIA.- De beauté et de bonne mine je l’en dispense ; ce sont là des agréments superflus.
LISETTE.- Vertuchoux ! si je me marie jamais, ce superflu-là sera mon nécessaire.
SILVIA.- Tu ne sais ce que tu dis. Dans le mariage, on a plus souvent affaire à l’homme raisonnable qu’à l’aimable homme ; en un mot, je ne lui demande qu’un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu’on ne pense. On loue beaucoup le sien ; mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l’esprit ? 

Texte C : Samuel Beckett, Oh les beaux jours, Acte I (début) (1961)
Acte I

Étendue d’herbe brûlée s’enflant au centre en petit mamelon. Pentes douces à gauche et à droite et côté avant-scène. Derrière, une chute plus abrupte au niveau de la scène. Maximum de simplicité et de symétrie.
Lumière aveuglante.
Une toile de fond en trompe-l’œil très pompier représente la fuite et la rencontre au loin d’un ciel sans nuages et d’une plaine dénudée.
Enterrée jusqu’au-dessus de la taille dans le mamelon, au centre précis de celui-ci, Winnie. La cinquantaine, de beaux restes, blonde de préférence, grassouillette, bras et épaules nus, corsage très décolleté, poitrine plantureuse, collier de perles. Elle dort, les bras sur le mamelon, la tête sur les bras. À côté d’elle, à sa gauche, un grand sac noir, genre cabas, et à sa droite une ombrelle à manche rentrant (et rentré) dont on ne voit que la poignée en bec-de-cane.
À sa droite et derrière elle, allongé par terre, endormi, caché par le mamelon, Willie.
Un temps long. Une sonnerie perçante se déclenche, cinq secondes, s’arrête. Winnie ne bouge pas. Sonnerie plus perçante, trois secondes. Winnie se réveille. La sonnerie s’arrête. Elle lève la tête, regarde devant elle. Un temps long. Elle se redresse, pose les mains à plat sur le mamelon, rejette la tête en arrière et fixe le zénith. Un temps long.
WINNIE. - (Fixant le zénith.) Encore une journée divine. (Un temps. Elle ramène la tête à la verticale, regarde devant elle. Un temps. Elle joint les mains, les lève devant sa poitrine, ferme les yeux. Une prière inaudible remue ses lèvres, cinq secondes. Les lèvres s’immobilisent, les mains restent jointes. Bas.) Jésus-Christ Amen. (Les yeux s’ouvrent, les mains se disjoignent, reprennent leur place sur le mamelon. Un temps. Elle joint de nouveau les mains, les lève de nouveau devant sa poitrine. Une arrière-prière inaudible remue de nouveau ses lèvres, trois secondes. Bas.) Siècle des siècles Amen. (Les yeux s’ouvrent, les mains se disjoignent, reprennent leur place sur le mamelon. Un temps.) Commence, Winnie. (Un temps.) Commence ta journée, Winnie. (Un temps. Elle se tourne vers le sac, farfouille dedans sans le déplacer, en sort une brosse à dents, farfouille de nouveau, sort un tube de dentifrice aplati, revient de face, dévisse le capuchon du tube, dépose le capuchon sur le mamelon, exprime non sans mal un peu de pâte sur la brosse, garde le tube dans une main et se brosse les dents de l’autre. Elle se détourne pudiquement, en se renversant en arrière et à sa droite, pour cracher derrière le mamelon. Elle a ainsi Willie sous les yeux. Elle crache, puis se renverse un peu plus.) Hou-ou ! (Un temps. Plus fort.) Hou-ou ! (Un temps. Elle a un tendre sourire tout en revenant de face. Elle dépose la brosse.) Pauvre Willie - (elle examine le tube, fin du sourire) - plus pour longtemps - (elle cherche le capuchon) - enfin - (elle ramasse le capuchon) - rien à faire - (elle revisse le capuchon) - petit malheur - (elle dépose le tube) - encore un - (elle se tourne vers le sac) - sans remède (elle farfouille dans le sac) - aucun remède (elle sort une petite glace, revient de face) hé oui - (elle s’inspecte les dents dans la glace) - pauvre cher Willie - (elle éprouve avec le pouce ses incisives supérieures, voix indistincte) - bon sang ! - (elle soulève la lèvre supérieure afin d’inspecter les gencives, de même) - bon Dieu ! - (elle tire sur un coin de la bouche, bouche ouverte, de même) - enfin - (l’autre coin, de même) - pas pis - (elle abandonne l’inspection, voix normale) - pas mieux, pas pis - (elle dépose la glace) - pas de changement - (elle s’essuie les doigts sur l’herbe) - pas de douleur - (elle cherche la brosse à dents) - presque pas (elle ramasse la brosse) - ça qui est merveilleux - (elle examine le manche de la brosse) - rien de tel (elle examine le manche, lit) - pure... quoi - (un temps) - quoi ?


 

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Il faudrait que tu proposes tes réponses pour que l'on puisse t'aider . De plus , ta demande in extremis  a peu de chances d'aboutir . On ne fait pas ses devoirs à la dernière minute quand on s'implique sérieusement dans ses études . 

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