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maël - missme

Un automne à Paris

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Bonjour, nous travaillons sur les figure de style.

Je dois repérer celles qui se trouve dans le poème d'Amin Maalouf

Je pense avoir reconnu l'énumération 

À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Pour Paris, ses quais, sa brume,
La plage sous ses pavés,
La brise qui fait danser
Ses feuilles mortes.

.
Paris, ses flâneurs, ses ombres,
Ses amoureux qui roucoulent,
Ses bancs publics, ses platanes,
Ses feuilles mortes.

.
Paris qui s’éveille à l’aube,
Deux cafés noirs en terrasse,
Un jardinier qui moissonne
Ses feuilles mortes.

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
À ceux qui se sont battus
Pour que Paris reste libre,
Que Paris reste Paris,
La tête haute.

.
Aux hommes qui sont venus
Des quatre coins de la Terre,
Dans l’unique espoir de vivre
La tête haute.

.
Aux femmes qui ont subi
Humiliations et violences,
Pour avoir osé garder
La tête haute.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Nous reprendrons les accents
Des aînés qui ne sont plus.
Leurs mots au milieu des nôtres,
Nous chanterons.

.
« J’ai deux amours », « Douce France »,
« Non, je ne regrette rien »,
« Ami, entends-tu », « Paname »,
Nous chanterons.

.
Dans la langue de Racine,
De Senghor, d’Apollinaire,
De Proust, de Kateb Yacine,

Nous chanterons.

(énumération )

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.

À vous tous qui gardez foi
En la dignité de l’homme,
Dans tous les pays du monde,
Et pour toujours.

.
L’avenir vous appartient,
Il vous donnera raison,
Il sera à votre image,
Et pour toujours.

.
Vous pourrez voir refluer
Le fanatisme, la haine,
L’aveuglement, l’ignorance,

Et pour toujours.

(énumération )

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Que jamais plus la terreur
Ne vienne souiller nos villes,
Ni jamais jamais la haine
Souiller nos cœurs.

.
Que la musique demeure,
Dans nos rues comme en nos âmes,
Pour toujours un témoignage
De liberté.

 

et pour le texte de J. Hallyday : un dimanche en Janvier, l'hyperbole

Des millions de regards
Et de larmes à peine essuyées
Des millions de pas sur les boulevards
Un dimanche de janvier
J'avais ta main petite
Dans la mienne recroquevillé
Nos cœurs battaient de plus en plus vite
Ce dimanche de janvier


Nous avions marché en silence
Au milieu de la foule immense
Et le vent à notre place
Chantait sans fin sur la place

(personnification)

Pour apaiser la peine
De toute un pays soulevé
nous étions venus sans peurs et sans haine
Ce dimanche de janvier

Pour garder en mémoire
nos héros d'encre et de papier
Nous étions restés debout jusqu'au soir
Ce dimanche de janvier


Nous avions marché en silence
Au milieu de la foule immense
Et le vent à notre place
Chantait sans fin sur la place

Mais depuis dans nos villes
Et nos villages fatigués
Au dis le moi que nous reste t-il
Du dimanche de janvier

 

Merci

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il y a 46 minutes, maël - missme a dit :

Bonjour, nous travaillons sur les figure de style.

Je dois repérer celles qui se trouve dans le poème d'Amin Maalouf

Je pense avoir reconnu l'énumération (4 è strophe , en effet) . 

les refrains répétés 1X 

les métaphores : ex: ses amoureux qui roucoulent (  parlent , poussent des sons de bonheur comme des pigeons roucoulent); refluer le fanatisme (comme une vague qui revient sans cesse) ; villages fatigués = métonymie pour les gens qui habitent ce village . 

Renseigne-toi sur le forum français , tout en haut sous la Rubrique FIGURES DE STYLE postée par TEIKOS . Et on en reparle . 

 

il y a 46 minutes, maël - missme a dit :

À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Pour Paris, ses quais, sa brume,
La plage sous ses pavés,
La brise qui fait danser
Ses feuilles mortes.

.
Paris, ses flâneurs, ses ombres,
Ses amoureux qui roucoulent,
Ses bancs publics, ses platanes,
Ses feuilles mortes.

.
Paris qui s’éveille à l’aube,
Deux cafés noirs en terrasse,
Un jardinier qui moissonne
Ses feuilles mortes.

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
À ceux qui se sont battus
Pour que Paris reste libre,
Que Paris reste Paris,
La tête haute.

.
Aux hommes qui sont venus
Des quatre coins de la Terre,
Dans l’unique espoir de vivre
La tête haute.

.
Aux femmes qui ont subi
Humiliations et violences,
Pour avoir osé garder
La tête haute.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Nous reprendrons les accents
Des aînés qui ne sont plus.
Leurs mots au milieu des nôtres,
Nous chanterons.

.
« J’ai deux amours », « Douce France »,
« Non, je ne regrette rien »,
« Ami, entends-tu », « Paname »,
Nous chanterons.

.
Dans la langue de Racine,
De Senghor, d’Apollinaire,
De Proust, de Kateb Yacine,

Nous chanterons.

(énumération )

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.

À vous tous qui gardez foi
En la dignité de l’homme,
Dans tous les pays du monde,
Et pour toujours.

.
L’avenir vous appartient,
Il vous donnera raison,
Il sera à votre image,
Et pour toujours.

.
Vous pourrez voir refluer
Le fanatisme, la haine,
L’aveuglement, l’ignorance,

Et pour toujours.

(énumération )

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Que jamais plus la terreur
Ne vienne souiller nos villes,
Ni jamais jamais la haine
Souiller nos cœurs.

.
Que la musique demeure,
Dans nos rues comme en nos âmes,
Pour toujours un témoignage
De liberté.

 

et pour le texte de J. Hallyday : un dimanche en Janvier, l'hyperbole

Des millions de regards
Et de larmes à peine essuyées
Des millions de pas sur les boulevards
Un dimanche de janvier
J'avais ta main petite
Dans la mienne recroquevillé
Nos cœurs battaient de plus en plus vite
Ce dimanche de janvier


Nous avions marché en silence
Au milieu de la foule immense
Et le vent à notre place
Chantait sans fin sur la place

(personnification)

Pour apaiser la peine
De toute un pays soulevé
nous étions venus sans peurs et sans haine
Ce dimanche de janvier

Pour garder en mémoire
nos héros d'encre et de papier
Nous étions restés debout jusqu'au soir
Ce dimanche de janvier


Nous avions marché en silence
Au milieu de la foule immense
Et le vent à notre place
Chantait sans fin sur la place

Mais depuis dans nos villes
Et nos villages fatigués
Au dis le moi que nous reste t-il
Du dimanche de janvier

 

Merci

 

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Merci Moîravita

villages fatigués

je ne comprends pas . Moi j'aurais dit personnification

- métonymie: évoquer un élément en le désignant par un autre élément qui lui est lié. Ex: boire un verre (on ne boit pas le verre, mais son contenu). la synecdoque: désigner le tout par une partie du tout (ou l’inverse): ex: les voiles sont de retour (= les bateaux à voiles). On insiste sur la légèreté de ces bateaux à voiles, leur grâce...

- personnification : donner un comportement humain à une chose ou à un animal.

Merci

Modifié par maël - missme

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Villes et villages fatigués : on n'est pas dans la réalité , c'est une figure de style qui s'appelle "métonymie" : qui est fatigué ? ce sont les habitants des villes et des villages , c'est-à-dire qu'on a nommé par le nom du CONTENANT  (villes/villages), les habitants qui sont CONTENUS dans les villes et villages . Idem, par exemple, quand on dit "Toute la ville en parle ": il est évident qu'une ville ne parle pas , mais que ce sont ses habitants qui parlent .

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La métonymie  consiste à prendre plutôt le nom d'un  tout (ville) pour en désigner une partie (ceux qui y habitent) ; la synecdoque , c'est l'inverse : on prend le nom d'une partie (voile) pour désigner le tout (embarcation). 

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Merci Moîravita; 

Je dois trouver les différentes allusions dans le premier texte :

 

À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

(le Bataclan - attentat de 1915)

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

(attentat de 1915)

.
Pour Paris, ses quais, sa brume,
La plage sous ses pavés,
La brise qui fait danser
Ses feuilles mortes.

.
Paris, ses flâneurs, ses ombres,
Ses amoureux qui roucoulent,
Ses bancs publics, ses platanes,
Ses feuilles mortes.

.
Paris qui s’éveille à l’aube,
Deux cafés noirs en terrasse,
Un jardinier qui moissonne
Ses feuilles mortes.

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
À ceux qui se sont battus
Pour que Paris reste libre,
Que Paris reste Paris,
La tête haute.

(les guerres mondiales)

.
Aux hommes qui sont venus
Des quatre coins de la Terre,
Dans l’unique espoir de vivre
La tête haute.

(les guerres mondiales)

.
Aux femmes qui ont subi
Humiliations et violences,
Pour avoir osé garder
La tête haute.

(les guerres mondiales)

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Nous reprendrons les accents
Des aînés qui ne sont plus.
Leurs mots au milieu des nôtres,
Nous chanterons.

.
« J’ai deux amours », « Douce France »,
« Non, je ne regrette rien »,
« Ami, entends-tu », « Paname »,
Nous chanterons.

(chanteurs : Joséphine Baker, Charles Trenet, Edith Piaf, le chant des partisans

Paname ?)

.
Dans la langue de Racine,
De Senghor, d’Apollinaire,
De Proust, de Kateb Yacine,

Nous chanterons.

(littérature)

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.

À vous tous qui gardez foi
En la dignité de l’homme,
Dans tous les pays du monde,
Et pour toujours.

.
L’avenir vous appartient,
Il vous donnera raison,
Il sera à votre image,
Et pour toujours.

.
Vous pourrez voir refluer
Le fanatisme, la haine,
L’aveuglement, l’ignorance,
Et pour toujours.

 

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Que jamais plus la terreur
Ne vienne souiller nos villes,
Ni jamais jamais la haine
Souiller nos cœurs.

.
Que la musique demeure,
Dans nos rues comme en nos âmes,
Pour toujours un témoignage
De liberté.

 

C'est un exercice pas facile

 

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il y a 35 minutes, maël - missme a dit :

Merci Moîravita; 

Je dois trouver les différentes allusions dans le premier texte :

 

À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

(le Bataclan - attentat de 2015 )

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

(attentats multiples) 

.
Pour Paris, ses quais, sa brume,
La plage sous ses pavés,
La brise qui fait danser
Ses feuilles mortes.( 'mai 1968, révolte estudiantine et ouvrière : graffiti "sous les pavés , la plage")

.
Paris, ses flâneurs, ses ombres,
Ses amoureux qui roucoulent,
Ses bancs publics, ses platanes,
Ses feuilles mortes. ( allusion à Georges Brassens : chanson "Les amoureux qui s'bécotent sur les banc publics " et à Prévert : poème "Les feuilles mortes " chanté par Yves Montand , musique de Kosma )  

.
Paris qui s’éveille à l’aube,
Deux cafés noirs en terrasse,
Un jardinier qui moissonne
Ses feuilles mortes.(allusion à    Jacques Dutronc : chanson"Il est cinq heures, Paris s'éveille .. ")

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
À ceux qui se sont battus
Pour que Paris reste libre,
Que Paris reste Paris,
La tête haute.(la 2 è guerre mondiale) 

(les guerres mondiales)

.
Aux hommes qui sont venus
Des quatre coins de la Terre,
Dans l’unique espoir de vivre
La tête haute.

(les guerres mondiales et les alliés ) 

.
Aux femmes qui ont subi
Humiliations et violences,
Pour avoir osé garder
La tête haute.

(les guerres mondiales)

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Nous reprendrons les accents
Des aînés qui ne sont plus.
Leurs mots au milieu des nôtres,
Nous chanterons.

.
« J’ai deux amours », « Douce France »,
« Non, je ne regrette rien »,
« Ami, entends-tu », « Paname »,
Nous chanterons.

(chanteurs : Joséphine Baker, Charles Trenet, Edith Piaf, le chant des partisans

Paname =nom ancien de Paris )

.
Dans la langue de Racine,
De Senghor, d’Apollinaire,
De Proust, de Kateb Yacine,

Nous chanterons.

(littérature)

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.

À vous tous qui gardez foi
En la dignité de l’homme,
Dans tous les pays du monde,
Et pour toujours.

.
L’avenir vous appartient,
Il vous donnera raison,
Il sera à votre image,
Et pour toujours.

.
Vous pourrez voir refluer
Le fanatisme, la haine,
L’aveuglement, l’ignorance,
Et pour toujours.

 

.
À l’amie qui est tombée,
Une chanson sur les lèvres,
Ensemble nous chanterons,
Main dans la main.

.
Pour tous ceux qui sont tombés,
Pour tous ceux qui ont pleuré,
Ensemble nous resterons,
Main dans la main.

.
Que jamais plus la terreur
Ne vienne souiller nos villes,
Ni jamais jamais la haine
Souiller nos cœurs.

.
Que la musique demeure,
Dans nos rues comme en nos âmes,
Pour toujours un témoignage
De liberté.

 

C'est un exercice pas facile : EN EFFET : il demande une grande culture littéraire et musicale . 

Encore des questions ?

 

 

il y a 36 minutes, maël - missme a dit :

1915)

 

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Merci Moîravita, je n'aurais pas trouver tout cela tout seul

révolte estudiantine ( c'est comme cela que l'on dit ? ça veut dire étudiante ?)et ouvrière 

Pourquoi grafiti ?

Modifié par maël - missme

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Plutôt "slogan" que graffiti : "Sous les pavés la plage" est le slogan de Mai 68 écrit par des étudiants qui ont enlevé les pavés de Paris pour les jeter sur les représentants de l'ordre . Autre "slogan" : "Il est interdit d'interdire" .

Oui on dit "révolte estudiantine" . (menée entre autres par Daniel Cohn Bendit) / les ouvriers les accompagnent dans leurs revendications . 

Pour le  quatrain "Aux femmes qui ont subi ... je pense plutôt aux résistantes qui n'ont rien révélé et on été torturées .  , ou aux femmes de toute guerre qui subissent viols et violences physiques . 

Pour le refrain : "A l'amie qui est tombée une chanson sur les lèvres ..." , je pense à une femme  résistance fusillée pour ses opinions pendant la guerre . (Il est vrai qu'on a plutôt les exemples de Gabriel Péri , et des héros célébrés par Aragon (Ballade de celui qui chanta dans les supplices ) et Eluard (à Gabriel Péri) .

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