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Ceprin48

Commentaire

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Bonjour,

J'ai un commentaire à rendre sur la bataille de Qadesh avec une introduction, la conclusion rédigé avec un plan détaillé et deux sous-parties rédiger au choix. Pourriez-vous me coriger ceeci s'il vous plaît et donnez moi vous avis merciiii beaucoup de l'intérêt que vous me portez bonne journée !!!

Introduction :

Accroche : Sous la XIXème dynastie, la littérature égyptienne est conduite vers l’extraordinaire. En effet, on lit beaucoup, mais aussi on aime écrire dès le début de la période.

Présentation des documents : Le corpus mis en étude est composé de quatre documents dont le thème commun celle de la bataille de Qadesh. Le premier document, il s’agit d’un extrait du « Bulletin » et le deuxième doucement est un extrait du « Poème de Pentaour ». Le « Poème » et le « Bulletin », ont été publiés en parallèle sur les temples de Ramsès II. En effet, les scènes figurées sur les parois des temples se regroupent en deux tableaux principaux : le « Camp » (document 4), qui illustre essentiellement les données fournies par le « Bulletin », et la « Bataille » (document 3), qui concerne le combat royal décrit le plus largement par le « Poème ».

Pentaour est un prêtre et scribe. C’est le poète favori de Ramsès II. C’est lui qui a seriner la campagne et la bataille de Qadesh dans le « Poème de Pentaour ».

Contexte :

En effet, le royaume hittite et le royaume égyptien entretiennent des relations conflictuelles depuis le milieu du XIVe siècle av. J.-C., quand le roi hittite Suppiluliuma Ier avait placé le nord de la Syrie sous sa coupe à la suite de plusieurs offensives victorieuses face au Mitanni, alors l'allié de l'Égypte, dont il avait fait un vassal. Au cours de ces conflits, quelques cités vassales du pharaon Akhénaton étaient passées sous contrôle hittite.

L'Égypte réagit face à cette menace après l'avènement de la XIXe dynastie. Séthi Ier réussit à remporter quelques succès, et son fils Ramsès II décide de poursuivre dans cette voie. C'est durant la quatrième année de son règne vers -1275 qu'il entame son rêve de reconquête des territoires jadis soumis par son illustre ancêtre Thoutmôsis III. La forteresse de Qadesh est l'un des symboles de la présence hittite au Proche-Orient et malgré sa réputation d'être imprenable, elle est l'objectif final de la campagne qui s'engage.

Partant de sa capitale Pi-Ramsès, Ramsès passe par Tcharou, Canaan, Tyr et Byblos, puis s'enfonce en Amurru, surprenant le prince Benteshina, allié des Hittites, qui se rallie à lui sans résistance. Ramsès laisse les gens du Naharina sur place avant de s'en retourner en Égypte.

Pendant l'hiver, il prépare son armée basée dans la capitale. Les divisions de Seth, Rê, Amon et Ptah constituées de 1 900 soldats égyptiens, 2 100 mercenaires dont les Sardanes incorporés après leur raid contre l'Égypte et 2 500 chars bien entraînés. Partie en mai -1274, l'expédition passe en Canaan, en Galilée remonte par la plaine de la Bekaa pour s'enfoncer jusqu'à Qadesh, en Syrie actuelle.

De son côté, Muwattali, l'empereur hittite, réunit une coalition comprenant : Hittites, Naharina, Arzawa, Dardaniens, Kerchkech, Masa, Pidasa, Inouna, Karkisa, Lukka, Kizzuwatna, Karkemish, Ougarit, Kedy, Nouges, Mouchaset, Qadesh, soit environ 30 000 hommes dont 3 000 charriers.

Analyse des documents : C’est dans ce contexte que le discours que nous documents s’inscrivent. En effet, La campagne de l’an 5 et la bataille de Qadech sont décrites par deux textes narratifs, dont on connaît plusieurs copies et que l’on a pris l’habitude de désigner comme le « Poème » et le « Bulletin ». Trois fois plus long que le « Bulletin », le « Poème » évoque l’ensemble de l’expédition, depuis le départ de l’armée égyptienne qui quitta le poste frontière de Tjarou en Chémou II.9, jusqu’au retour de celle-ci en Égypte, probablement en Chémou IV, soit au début de l’an 6. De son côté, le « Bulletin » ne concerne que le seul jour de la bataille, en Chémou III.9, et il jette un éclairage précis sur des événements qui ont précédé l’attaque des chars hittites, et que le « Poème » passait sous silence. Les raisons pour lesquelles ces deux textes narratifs furent produits en parallèle seront examinées plus loin, après la présentation détaillée des données factuelles qu’ils comportent. Dans cette présentation, il conviendra de tenir compte également des légendes nombreuses qui accompagnent les scènes en reliefs présentes sur les parois des temples, car celles-ci offrent un bon nombre d’informations complémentaires, inconnues des deux textes narratifs.

Problématique : A la lumière des ces études, les documents nous invitent à réfléchir sur comment les documents s’attachent-elles à affirmer la toute-puissance de Ramsès II comme un roi conquérant et guerrier ?

Plan : Tout d’abord, nous étudierons les préparations et les forces hittites sur le champ de combat, ensuite nous verrons la réaction égyptienne face aux attaques hittites, avant de se pencher sur les actions royales du roi Ramsès II afin de sauver son armée.

       I.            Les préparations et les forces hittite en présence.

1.      La position du roi hittite et de son armée.

2.      L’attaque hittite.

     II.            La réaction égyptienne : la lutte contre les Hittites .

1.      Les deux éclaireurs : une confiance afin d’établir le camp.

2.      Le conseil de guerre.

  III.            La légende égyptienne : Ramsès II seul face aux forces hittites ?

1.      Ramsès II, seul en char.

Dans le « Bulletin » : « Quand sa Majesté les aperçut, il se leva brusquement, furieux contre eux tel son père Montou. Saisissant ses armes et revêtant sa cotte, il était comme Seth dans son moment de puissance. Il monta « Victoire-dans-Thèbes » et s’élança rapidement, tout seul. Sa Majesté était puissante ; son cœur était vaillant ; nul ne pouvait tenir devant lui. Tout le sol fut en flammes. (Le roi) brûlait tous les peuples par son feu. Ses yeux étaient sauvages quand il les regardait ; son pouvoir s’embrasait comme du feu contre eux. Il ne tint pas compte de la multitude étrangère ; il les considéra comme de la paille. Sa Majesté chargea sur les forces de l’ennemi du Hatti et des nombreux peuples qui étaient avec lui. Sa Majesté était comme Seth, grand de force, comme Sekhmet dans son moment de rage. (…) Ma Majesté fit tomber sur leur face les forces de l’ennemi du Hatti, l’un après l’autre, comme tombent les crocodiles, dans l’eau de l’Oronte. (…) » (l.20-29) Ce passage décrit l’action royale de Ramsès II de façon succincte, sans distinguer les deux vagues de chars hittites. De nombreuses expressions se retrouvent également dans le « Poème ».

Le « Poème » insiste à de nombreuses reprises sur l’isolement de Ramsès au moment de combattre : « En avant ! Je suis avec toi. C’est moi ton père. Ma main est avec la tienne Je vaux plus que des centaines de milliers d’hommes, moi, le maître de la victoire, qui aime la vaillance » (l.20-21) Le but est non seulement de magnifier la toute-puissance royale, mais aussi de mettre l’accent sur le soutien accordé par le dieu Amon, qui approuve et corrobore l’action militaire de son fils. L’affirmation de l’isolement de Ramsès peut néanmoins reposer sur un fond de vérité. En effet, si son action l’a mené à l’extérieur du camp dans sa poursuite des ennemis jusqu’à la rive de l’Oronte, il a très bien pu ne recevoir aucune aide des troupes constituant les quatre divisions de son armée : les divisions de Ptah et de Seth étaient trop éloignées, celle de Rê venait d’être défaite à quelques kilomètres au sud, et la division d’Amon était censée défendre le camp. En outre, le « Poème » choisit de ne pas mentionner l’action des néarins. Mais Ramsès pouvait disposer de son escorte, ses chemsou, dont c’était la mission que d’entourer le roi, n’étant en somme que le prolongement de la personne du roi. Ce sont très certainement les chemsou qui sont représentés combattant en char derrière la figuration royale du document 3, même si aucune légende ne vient le confirmer. Un passage du « Poème » qui évoque leur présence indique d’ailleurs que Ramsès pouvait être « tout à fait seul » tout en étant en leur compagnie : « Or Sa Majesté était tout à fait seule avec son escorte. La division d’Amon marchait à sa suite,… ».

Transition : Tout ces actions royales sont exprimées par l’angoisse et le mécontentement de Ramsès II envers ses troupes. 

2.      Ramsès s’adresse à ses troupes.

Le texte du « Poème » se poursuit par une longue interpellation de Ramsès à ses soldats, qui commence par une harangue adressée au plus fort de la bataille, se développe en une série de reproches et s’achève par le rappel de la victoire accordée par Amon : « En avant ! Je suis avec toi. C’est moi ton père. Ma main est avec la tienne Je vaux plus que des centaines de milliers d’hommes, moi, le maître de la victoire, qui aime la vaillance » (l.20-21) Cette interpellation purement rhétorique ne doit probablement pas être située avec précision dans le déroulement concret des événements. En effet, il s’agit ici d’insister sur l’incapacité des troupes égyptiennes à soutenir leur roi, dont on répète qu’il était seul au combat, n’ayant trouvé que le secours d’Amon pour remporter la victoire. Cette interpellation est suivie du dialogue de Ramsès avec son porte-bouclier Menna, qui nous ramène au moment même de la bataille. Alors que les reliefs montrent clairement l’engagement de chars égyptiens dans le combat à la suite du roi. Le « Poème » insiste résolument sur l’isolement du roi au milieu de la mêlée et la lâcheté de ses troupes. Rien n’est dit de l’action déterminante des néarins révélée par les reliefs. L’attitude de Menna ne diffère pas de celle des autres soldats : en proie à une peur coupable, elle est décrite afin de montrer par contraste la détermination du roi à protéger son armée.

De ce fait, le récit du « Bulletin » s’achève à Louqsor par : « J’attaquai tous les peuples, moi seul. Car mon infanterie et ma charrerie m’avaient déserté ; pas un seul d’entre eux ne s’était retourné (en fuyant). Aussi vrai que je vis, aussi vrai que Rê m’aime, aussi vrai que mon père Amon me favorise, tout ce que ma Majesté a dit, je l’ai fait en vérité, sous les yeux de mon infanterie et de ma charrerie. » (l.29-32) Au Ramesséum et à Abou Simbel, le texte se poursuit et s’achève par l’affirmation de la véracité des faits. En outre, l'éloge de Ramsès II qui ouvre le « Poème » offre une série d’épithètes qui font allusion à son action salvatrice vis-à-vis de son armée, mais indique seulement, en ce qui concerne son escorte, qu’il l’emmenait avec lui. Enfin, l’absence de mention explicite des membres de l’escorte royale dans le récit du combat royal alors qu’ils sont figurés dans les reliefs ne nous étonnera pas davantage que l’absence de Menna dans les figurations de Ramsès en char, alors qu’il est mentionné aux côtés de son maître dans le « Poème ». Enfin, la fin du « Poème » évoque le combat du lendemain, en exaltant l’action royale, mais sans donner d’indications sur les lieux, les objectifs, la stratégie ou les troupes en présence.

 

Conclusion :

Pour conclure, on peut dire que l’extrait ou le « Poème » dans son ensemble s’attache à affirmer la toute-puissance de Ramsès seul face à l’ennemi, après que son père Amon, répondant à sa prière, s’est engagé à l’aider. Le texte du « Poème » s’avère très précis sur la disposition des troupes égyptiennes et hittites et leurs mouvements, jusqu’au moment où l’attaque est annoncée à Ramsès. Mais ensuite, lorsque le roi d’Égypte monte sur son char, la seule préoccupation est de magnifier l’action royale. Néanmoins, on peut mettre en nuance la question des néarins, et l’isolement de Ramsès II. En effet, le « Bulletin » est présenté comme un complément au « Poème » s’attachant à démontrer la faculté royale d’omniscience permet de comprendre l’absence de précisions quant aux divisions de l’armée égyptienne qui n’accompagnaient pas Ramsès. En analysant les documents, on remarque que les deux textes narratifs incarnent Ramsès II d’un roi guerrier et conquérant. De plus, Les textes précisent qu’une demande de paix est ensuite envoyée par le roi des Hittites, qui reconnaît la supériorité de Ramsès et l’implore d’épargner leur vie. Ramsès accepte cette paix, non sans avoir au préalable recueilli l’avis de ses officiers.

 

 

 

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