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Explication de texte

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Tel homme passe sa vie sans ennui en jouant tous les jours peu de chose. Donnez‑lui tous les matins l’argent qu’il peut gagner chaque jour, à la charge qu’il ne joue point, vous le rendez malheureux. On dira peut‑être que c’est qu’il recherche l’amusement du jeu et non pas le gain. Faites‑le donc jouer pour rien, il ne s’y échauffera pas et s’y ennuiera. Ce n’est donc pas l’amusement seul qu’il recherche, un amusement languissant et sans passion l’ennuiera, il faut qu’il s’y échauffe et qu’il se pipe lui‑même en s’imaginant qu’il serait heureux de gagner ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui donnât à condition de ne point jouer, afin qu’il se forme un sujet de passion et qu’il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte pour l’objet qu’il s’est formé, comme les enfants qui s’effraient du visage qu’ils ont barbouillé.

 

Il était pourtant facile de retrouver  cet extrait sur le net et de le copier!

Quels en sont le thème, la thèse, et l'enjeu ou intérêt philosophique?

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Bonjour je ne l'ai pas trouvé, on nous pas donné le titre je connais simplement l'auteur ... je vous remercie quand même.

Le thème est la relation entre  le jeu et l'ennui. La thèse est que l’être humain est capable d’échapper à l'ennuie en s’illusionnant dans une activité futile. l'enjeu et l’intérêt je ne sais pas du tout.

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Bonjour, 

Qu'est-ce que le divertissement pour Blaise Pascal ?

Qu'est-ce qui y est recherché ?

Plus largement, qu'est-ce que cela revèle sur la condition humaine ? 

En complément, tu peux lire ceci pour mieux saisir la thèse : http://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/

 

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Pascal, « Pensées », fragment 168, 1669 

Le texte à étudier en est extrait.

Le jeu comme exemple du divertissement (voir le sens que lui donne Pascal)comme illusion du désir pour tromper l'ennui, et illusion sur soi, qui font le malheur de l'homme.

 Sentence morale et réflexion philosophique sur la misère de l'homme , par l'exemple du joueur et l'argumentation.

Pour approfondir: http://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/

 

 

Citation

 

Se divertir c’est aujourd’hui s’amuser, se distraire.

 

    Avant le 17° siècle, le mot, conformément à son étymologie latine (divertere) signifiait : « action de détourner de », par exemple détourner un bien dans un inventaire.

   Pascal construit sur l’étymologie une catégorie morale. Le divertissement est une pratique d’esquive, typique de l’existence humaine. Il s’agit de ne plus penser à quelque chose qui nous afflige, de nous détourner d’une réalité déplaisante.

 

 

 

 

Coucou, Liu

Nos posts se croisent et se répètent!!!

Je n'avais pas vu le tien 

 

 

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Et si au fond, le joueur ne cherchait rien d'autre que ce  signe du destin qui lui fait croire une seconde qu'il n'est pas seul ?

Voilà que je me mets à philosopher maintenant...

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Pour essayer, (je dis bien essayer) de t'aider encore un peu plus et parce qu'au fond philosopher peut aussi être un divertissement : 

Je découperais comme suit, pour dégager la progression du texte : 

 

1/ étude d'un cas particulier "tel homme" combat l'ennui par le jeu. Mais qu'est ce que le jeu ? 

2/ L'auteur imagine deux possibilités :

-la recherche du gain ? : "Donnez‑lui tous les matins l’argent qu’il peut gagner chaque jour, à la charge qu’il ne joue point, vous le rendez malheureux". = Mais il ne fait pas le bonheur de l'homme. Ce qui est recherché n'est pas le gain.

- Imaginant l'objection qui pourrait être faite à cette première réponse, il se demande dans un second temps si ce n'est pas le plaisir de l'activité qui est recherchée : "On dira peut‑être que c’est qu’il recherche l’amusement du jeu et non pas le gain. Ce à quoi il répond : «Faites‑le donc jouer pour rien, il ne s’y échauffera pas et s’y ennuiera.»

Conclusion : Ce n’est donc pas l’amusement seul qu’il recherche, un amusement languissant et sans passion l’ennuiera,

3/ Il donne ici une définition sous forme affirmative (mais attention elle est loin d'être optimiste!) à la question qu'est ce que le divertissement : "il faut qu’il s’y échauffe et qu’il se pipe lui‑même en s’imaginant qu’il serait heureux de gagner ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui donnât à condition de ne point jouer, afin qu’il se forme un sujet de passion et qu’il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte pour l’objet qu’il s’est formé, comme les enfants qui s’effraient du visage qu’ils ont barbouillé."  

Mouvement du texte :

1/ Part de l'étude d'un cas particulier

2/ définition négative (ce que n'est pas le divertissement)

3 / définition sous la forme affirmative et générale.

 

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Bonjour je vous remercie infiniment pour votre aide.

Est ce que ce que aujourd'hui quand j'aurais fini mon brouillon je pourrais l'envoyer à quelqu'un pour me relire et voir si les tournure de phrases sont assez cohérente entre elles ? envoyé moi directement un mp et je vous enverrais le scanne de mon brouillon.

 

Merci encore

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Je ne suis pas disponible aujourd'hui.

Juste ces petit compléments, extraits des Pensées.

L’ennui est une passion de l’âme. Il faut entendre par là que je ne suis pas libre de m’ennuyer à ma guise, et plus encore de cesser de m’ennuyer, et c’est à ce caractère contraignant que se reconnaît la passion, et l’empire qu’elle exerce sur notre âme. Il ne m’appartient pas plus de choisir d’être ennuyé que de décider d’être amoureux, et l’ennui est une passion au moins aussi tyrannique que celle de l’amour. Dès que le théâtre de la vaine gloire ne refoule pas le siège latent et toujours pressant de l’ennui, l’ennui en profite aussitôt pour se répandre dans notre âme, et verser son mortel venin : « L'homme quelque heureux qu'il soit s'il n'est diverti et occupé par quelque passion ou quelque amusement, qui empêche l'ennui de se répandre, sera bientôt chagrin et malheureux » (L 136).

 j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. 

Mais quand j’ai pensé de plus près et qu’après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs j’ai voulu en découvrir la raison, j’ai trouvé qu’il y en a une bien effective et qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près.

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Bonjour, 

Je parviens à lire uniquement la feuille d'introduction. Donc, je ne vais réagir qu'à celle-ci (en précisant que je ne suis une spécialiste loin s'en faut !)  : 

Il me semble que dans les thèmes abordés il y a bien l'ennui, le jeu (ou le divertissement) mais il manque le bonheur. 

Le problème est de savoir : quelle est la nature et la fonction remplit par le divertissement ?

La thèse de l'auteur est que le divertissement est une passion qui permet à l'homme d'être perpectuellement à la poursuite de quelque chose tout lui donnant l'illusion d'être heureux

L' enjeu du texte est de reflechir sur le concept de bonheur. En quoi consiste le bonheur ? L'homme peut-il être heureux ou n'est-ce qu'une illusion ? 

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Oui je suis désolé pour la qualité, il y a aussi mon écriture qui y joue mais le fait que ce soit des feuilles de brouillons et que j'ai écrit au crayon de papier :/

j'ai essayer de te l'envoie en mieux, j’espère çà va être plus lisible .. sinon je ne savais pas comment faire

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Bonsoir, 

Je suis parvenue à lire une partie de ton travail. 

Il me semble que tu n'interroges pas le texte. Pour faire cela, tu dois prendre au brouillon phrase par phrase et te poser des questions comme : 

Quels sont les concepts importants ? Quel sens leur donne l'auteur ? Qu'est ce qu'il veut dire quand il écrit .... ?  Pourquoi écrit-il cela ? Quelles idées sous jacentes (s'il dit cela ne part-il pas du principe que.... ? ) qu'est ce que cela implique ? (s'il écrit alors quoi ? )

"Tel homme passe sa vie sans ennui en jouant tous les jours peu de chose."

Qu'est-ce que l'ennui ? Quels sens lui donner dans cette phrase ? Quelle place rôle attribue t-il au jeu ? Pourquoi préciser "peu de choses?" Il y a un certain paradoxe à "passer sa vie" à jouer PEU DE CHOSE ? Pourquoi l'homme s'adonnerait à cette activité ? Dans quoi réside l'intérêt du jeu ? 

Il ne faut pas hésiter à te poser le maximum de questions au brouillon quitte à faire le tri ensuite....

Le but est vraiment d'expliciter, de déplier la pensée de l'auteur, de dénicher tous les implicites ! 

Enfin ton plan doit suivre selon moi les principales étapes du raisonnement de l'auteur. J'ai commencé à les expliciter dans mon post précédent. 

 

 

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C'est normal c'est une nouvelle matière. Il faut un peu de temps pour comprendre ce qui est attendu. Mais si tu prends progressivement l'habitude de citer le texte, te poser des questions (quel sens donne t-il aux concepts ? Qu'est ce qu'il veut dire là ? Pourquoi écrit-il cela ?) d'écrire tout cela dans ta copie. Bref  développer au max la pensée de l'auteur, tu peux avoir très vite une très très bonne note au bac ! :) 

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Bonjour,

Je mettrais ainsi des idées en vrac au brouillon.

(attention : il faut travailler bien plus en profondeur les notions que ce que j'ai fait mais veiller à analyser ensemble : " la fonction dans le raisonnement de chaque phrase, définition des concepts (ennui, jeu que je n'ai pas défini) appronfondissement du sens et éventuellement discussion) 

Tel homme passe sa vie sans ennui en jouant tous les jours peu de chose.

Idée : Pascal commence par l'étude d'un cas. Ainsi, il ne parle par de l'ensemble des hommes mais parle de "tel homme". Mais on peut d'ores et déjà se demander dans quelle mesure son texte s'applique à l'ensemble des hommes ? A travers ce cas particulier l'auteur va cependant chercher à dégager les caractéristiques du divertissement. Il apparait dès le début que le jeu occupe une fonction fondamentale dans la vie de l'homme. Selon Pascal, l'homme passe sa vie sans ennui en jouant". Cette assertion mérite quelques éclaircissements. En effet le jeu semble remplir une fonction positive au premier abord. Le jeu est ce qui permet l'homme de ne pas souffrir de l'inactivité. Cependant, il y a dans l'expression "passer sa vie" c'est-à-dire consacrer l'ensemble de son temps au jeu, l'idée d'une fuite. Ce qui fait l'intérêt du jeu peut également être questionner par rapport à l'expression "jouer peu de chose". Le gain, la recherche d'un avantage est-il au fondement du jeu ? Le jeu est ainsi défini dans cette première phrase de manière négative, en creux comme ce qui permet à l'homme d'éviter l'ennui à savoir l'abscence d'occupation nous permettant également de saisir une caractéristique de l'homme. En effet l'homme n'est pas caractérisé par la pensée mais par son incapacité à "demeurer au repos" c'est-à-dire dans l'inaction. (Homme = être de passion ) Cette première phrase nous donne donc la possibilité de prendre conscience du rôle du jeu pour l'homme. Pour autant, nous ne savons encore ce qui dans le jeu semble nécessaire à l'homme. 

Dans sa seconde phrase, Pascal va pour faire avancer son raisonnement imaginer une situation fictive  dans le cadre de laquelle plusieurs conditions sont posées. La première le don (l'obtention immédiate de la chose désirée qui enlève tout mouvement vers, toute impulsion). La seconde est que l'homme n'est plus la possibilité de jouer. Cette situation vise à tester en pensée la validité d'une hypothèse concernant la fonction du jeu à savoir : est-ce que ce qui est recherché dans le jeu l'obtention d'un bien ? Le jeu n'est-il qu'un moyen pour une autre fin déirée ? Pascal prend à dessein l'exemple de l'argent. On peut supposer qu'il choisit l'argent en tant qu'objet permettant la satisfaction des besoins de l'homme. Pour faire logiquement avancer sa pensée, l'auteur va donc neutraliser une composante du jeu afin d'en tester les consèquences. Sa conclusion est alors très claire : "vous le rendez malheureux." de sorte que le bonheur de l'homme ne réside pas dans ce que le jeu permet d'obtenir.  

Cette définition du divertissement étant écartée de manière logique,  Pascal va émettre une seconde hypothèse cette dernière apparaissant clairement à travers l'usage du terme "peut-être". Pascal se donne pour ainsi dire la réplique, il se fait son propre contraditeur pour une fois encore faire avancer sa pensée. Prenant appui sur le sens commun: "on dira"  il affirme On dira peut‑être que c’est qu’il recherche l’amusement du jeu et non pas le gain. (Peut-être le jeu a t-il une valeur intrinsèque et non plus en dehors de lui) [expliquer le concept d'amusement] Qu'est-ce qui permettrait de dire qu'effectivement il n'est pas suffisant ? Donnez des exemples...

Faites‑le donc jouer pour rien, il ne s’y échauffera ( nouveau concept à définir = la passion, de désir) pas et s’y ennuiera.

Ce n’est donc pas l’amusement seul qu’il recherche, un amusement languissant et sans passionl’ennuiera,

il faut (indique l'existence de condition nécéssaire) qu’il s’y échauffe (1ère la passion) et qu’il se pipe lui‑même en s’imaginant (2ème condition : la tromperie de soi, s'illusionner. Ce qui est au fondement du divertissement c'est la tromperie volontaire (à distinguer de l'erreur) de l'homme ? Pour s'engager dans le jeu, pour entretenir le désir (perpectuel) qu’il serait heureux (pourquoi pense t-il que le bonheur serait illusoire? Le bonheur pour Pascal comme absence de passion (parallèle avec les stoiciens l'ataraxie ?) donc incompactible avec le divertissement = passion perpectuelle ) de gagner ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui donnât à condition de ne point jouer, afin qu’il se forme un sujet de passion et qu’il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte pour l’objet qu’il s’est formé, comme les enfants qui s’effraient du visage qu’ils ont barbouillé.

J'espère que d'autres intervenants pourront t'aider plus efficacement ! 

 
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Bonjour

Cette aide, je  la trouve efficace et suffisante.

Juste quelques mots :

"Il se pipe lui-même".

Un des sens ancien du verbe piper, c'est attraper à la glu.

:Se piper:  Se faire illusion, tromperie à soi-même.

 La double illusion  du joueur:

l'illusion sur les vraies motivations de son divertissement , ( l’homme ne veut pas effectivement l’objet qu’il poursuit, mais un objet  qui lui fasse oublier sa misère.)

et l'illusion sur sa condition d'homme libre :asservi  au désir et la passion du jeu , il se trompe sur lui-même.

L' absence de réflexion et de sagesse , est évoquée par la comparaison avec le comportement de l'enfant.
 

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Liu, je viens de lire tout ce que vous m'avez écrit il y a vraiment de très bonne choses et des choses auxquelles j'avais pensé mais pas assez développer. ce soir je recopie mon introduction et je finalise mon brouillon.

 

Bonne soirée a tous, je vous remercie infiniment. :) je le rend demain midi, je vous tiendrais au courant de ma note.

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Il faudra que tu améliores encore grandement ce que j'ai écrit!

Je regrette de ne pas être spécialiste pour t'aider mieux.

Mais si tu penses à nous faire un retour sur le résultat, ça serait gentil ! 

Bon travail  ! :) 

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il y a 31 minutes, Liu a dit :

J'espère que ça sera bon.

Je me suis peut-être un petit peu laissé emporter par mon enthousiasme dans ma réponse! 

Emportée par son enthousiasme, Liu ne s'est pas contentée de te donner des pistes de réflexion, conformément au rôle des aidants sur ce forum , mais a bien failli faire le devoir à ta place!

Tu en as eu de la chance!

Citation

Oui oui je vous donnerais ma note. toutes les idées qui ont étaient donnée j'y pensé mais n'osais pas trop développer

Attention à l'orthographe et la grammaire, et n'oublie pas qu'il faut au moins 4 heures de travail à la préparation d'une explication de texte philosophique en classe terminale!

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