Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

Teikos

Commentaire

Messages recommandés

Bonjour à tous.

 

Un commentaire, ce n'est pas sorcier lorsque l'on maîtrise la méthode... Voici donc quelques conseils qui vous seront bien utiles !

 

* Lire le texte au moins 2 ou 3 fois avant de rechercher la moindre idée afin de bien s'en imprégner. Ces lectures ne sont pas du temps perdu: au contraire, elles permettent de visionner le texte dans son ensemble et de bien en saisir certains aspects (le rythme notamment). De plus, vous aurez des impressions différentes à chaque lecture, chacune devra être exploitée dans votre devoir pour montrer les objectifs du texte (émouvoir le lecteur, l'impressionner, le laisser indifférent...)

 

* On détermine TOUJOURS les idées avant le plan. Un plan pré-conçu ne sera jamais exhaustif et omettra des aspects parfois essentiels de l'analyse.

Commencez par une analyse linéaire (phrase par phrase, ou proposition par proposition lorsque la phrase est très longue). Relevez tout ce qui se rapporte:

- Au genre de l'extrait (théâtre, nouvelle, poème...),

- Aux registres (tonalités) employés (lyrique, pathétique...),

- Aux types de discours (narr., arg., descr., explic.),

- Aux thèmes évoqués,

- Aux relations entre les pers.,

- Aux procédés et figures de style,

- A la ponctuation,

- Aux registres de langue (soutenu, familier, courant...)

- A la construction de la phrase,

- etc...

Essayez de trouver tout ce qui caractérise chaque phrase.

 

* Vous pourrez alors constituer votre plan en regroupant vos idées en 2 ou 3 parties principales (axes). Chaque partie comprend 3, 4 ou 5 idées majeures. Vous les développerez en prenant appui sur le texte (que vous citerez).

 

* Une idée principale = un paragraphe avec alinéa obligatoire.

Avant de rédiger une partie, annoncez-en en une phrase l'idée principale.

Toujours REDIGER avec des phrases complètes. Pas de symboles (puces ou numéros), seuls les titres des oeuvres seront soulignés.

 

* Présentation de votre devoir:

INTRODUCTION (ne pas indiquer ce titre)

(alinéa) §1: Présentation du passage (situation dans l'oeuvre, auteur, date de la 1ère parution et éventuellement contexte historique s'il présente de l'intérêt ds l'analyse, thème général, brièvement exposer le contenu de l'oeuvre, éléments de la bio de l'auteur s'ils présentent un intérêt pour l'analyse....).

(alinéa) §2: exposition du plan

(sautez une ligne)

(alinéa) §3: Présentez en quelques lignes l'idée de votre première partie.

(alinéa) §4: 1)

(alinéa) §5: 2)

(alinéa) §6: 3)

voire éventuellement 4) puis 5)

(sautez une ligne)

(alinéa) §7: Présentez en quelques lignes l'idée de votre seconde partie.

(alinéa) §8: 1)

(alinéa) §9: 2)

(alinéa) §10: 3)

voire éventuellement 4) puis 5)

(procédez de la même façon si 3ème partie)

(sautez une ligne)

CONCLUSION (ne pas indiquer ce titre)

(alinéa) §11: bilan de votre analyse

(alinéa) §12: ouverture éventuelle

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Voici aussi des exemples que j'ai trouve utiles

http://visionlab.harvard.edu/francais/accueil.html

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La présentation du devoir est la même pour une dissertation, seule la composition de l'introduction change:

§1 - A partir d'un thème général (donnez des éléments liés à votre objet d'étude), vous amenez votre lecteur au sujet, au thème précis de votre dissertation.

§2 - Présentation du sujet sous forme de question (problématique) et analyse détaillée du sujet et de ses mots-clés.

§3 - Indiquez les grandes parties de votre plan (dans une première partie, il sera question de... puis nous étudierons...).

Vous avez également le choix entre deux types de plans:

- Plan dialectique: Modèle thèse / antithèse / synthèse. Un plan qui peut être très utile lorsqu'on vous demande d'exposer un point de vue personnel. Veillez à ne pas exprimer dans l'antithèse le contraire du contenu de votre thèse.

- Plan analytique: Aborder la question sous différents aspects qui permettront d'y répondre (2 ou 3 grandes parties).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour,

Pour le commentaire comparé, on demande de mettre en valeur les similitudes et les différences entre deux ou trois textes. Il y a de nombreux points communs avec le commentaire composé...

Centre ton analyse sur une comparaison systématique entre les textes que tu as à étudier en insistant surtout sur la structure du passage, la progression (présence d'ellipses narratives ou temporelles, analepse (retour en arrière)/ prolepse (anticipation), c'est-à-dire l'évolution dans le temps), le style de l'auteur, les thèmes et la façon dont ils sont évoqués (point de vue de l'auteur), fonction du passage...

Le plus important est de ne pas perdre de vue l'objet d'étude dans lequel s'inscrit ton commentaire.

En ce qui concerne le plan et la présentation, c'est la même chose qu'un commentaire composé: dans l'intro, tu cites brièvement le thème commun principal (attention à ne pas dvp ds ton intro!), les titres, les auteurs, les dates de parution, les genres des extraits (svt le même: poésie, théâtre...), leur situation dans l'oeuvre.

Ensuite, et c'est ici une différence avec le commentaire composé, tu poses la problématique: elle va orienter plus précisément ton analyse et, par définition, est formulée sous forme de question (par exemple: quelle conception de ... retrouve-t-on chez chaque auteur ?).

Puis tu annonces ton plan (pas plus de 4/5 parties).

Enfin, tu conclus en rappelant les principaux points communs et différences entre les tx. Eventuellement (et même: très éventuellement!), une ouverture si tu sens vraiment la nécessité de poser une autre question en rapport avec ce que tu as développé (en général, on ne met pas d'ouverture en commentaire sauf si celle-ci semble vraiment adaptée...).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

bonjour

j'ai un commentaire a rendre pour demain et je n'arive pas à trouver les grands axes :(

voici le texte il sagit de sylvie de nerval

Je me représentais un château du temps de Henri IV avec ses toits pointus couverts d'ardoises et sa face rougeâtre aux encoignures dentelées de pierres jaunies, une grande place verte encadrée d'ormes et de tilleuls, dont le soleil couchant perçait le feuillage de ses traits enflammés. Des jeunes filles dansaient en rond sur la pelouse en chantant de vieux airs transmis par leurs mères, et d'un français si naturellement pur, que l'on se sentait bien exister dans ce vieux pays du Valois, où, pendant plus de mille ans, a battu le cœur de la France.

J'étais le seul garçon dans cette ronde, où j'avais amené ma compagne toute jeune encore, Sylvie, une petite fille du hameau voisin, si vive et si fraîche, avec ses yeux noirs, son profil régulier et sa peau légèrement hâlée !... Je n'aimais qu'elle, je ne voyais qu'elle, - jusque-là ! A peine avais-je remarqué, dans la ronde où nous dansions, une blonde, grande et belle, qu'on appelait Adrienne. Tout d'un coup, suivant les règles de la danse, Adrienne se trouva placée seule avec moi au milieu du cercle. Nos tailles étaient pareilles. On nous dit de nous embrasser, et la danse et le chœur tournaient plus vivement que jamais. En lui donnant ce baiser, je ne pus m'empêcher de lui presser la main. Les longs anneaux roulés de ses cheveux d'or effleuraient mes joues. De ce moment, un trouble inconnu s'empara de moi. - La belle devait chanter pour avoir le droit de rentrer dans la danse. On s'assit autour d'elle, et aussitôt, d'une voix fraîche et pénétrante, légèrement voilée, comme celle des filles de ce pays brumeux, elle chanta une de ces anciennes romances pleines de mélancolie et d'amour, qui racontent toujours les malheurs d'une princesse enfermée dans sa tour par la volonté d'un père qui la punit d'avoir aimé. La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules

svp c urgent je ne comprend vraiment pas !!

merci d'avence

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Conseils de Joelle

Pour une dissertation, le schéma de l'introduction est à peu près le suivant :

1 - Mise en contexte du sujet

2 - Citer le sujet

3 - Si c'est un sujet complexe, le reformuler avec tes termes pour en expliquer l'enjeu (ici, ce n'est pas forcément la peine, l'énoncé du sujet est clair)

4 - Donner la problématique, c'est à dire la question à laquelle va répondre ton plan

5 - Annoncer les parties de ton plan.

Dans la conclusion, l'élargissement est souvent le plus difficile ! ! ! Il faut éviter d'être trop général et rester cohérent avec le sujet.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Conseils de Teikos sur le commentaire

Je mets à votre disposition cette synthèse qui devrait se révéler très utile pour vos commentaires. Bien entendu, vous êtes libres de l'exploiter comme bon vous semble. Si vous avez des questions à poser, j'y répondrai avec plaisir et si vous remarquez des oublis, n'hésitez pas à me le signaler. Cette fiche sera régulièrement actualisée, en fonction des difficultés que vous rencontrerez pour analyser un effet stylistique particulier.

INTERPRETATION DES FIGURES DE STYLES ET PROCEDES RHETORIQUES

LA PONCTUATION, LES MODALITES:

- les points de suspension peuvent exprimer l’hésitation, laisser sous-entendre une idée (registre ironique).

- les phrases exclamatives traduisent le plus souvent la surprise, mais également la vivacité d’un sentiment ressenti (la joie, la tristesse, l‘énervement...). Idem pour les interjections (oh!....).

- les phrases interrogatives peuvent inviter à la réflexion (question oratoire pour les registres épidictique et polémique par exemple), exprimer un doute, une perte des repères. Le registre polémique peut aussi s’exprimer par l’emploi d’apostrophes (adresse directe au destinataire. ex: toi! Untel! ...)

- l’emploi d’injonctions et du mode impératif témoignent de la supériorité d’un personnage par rapport à un autre (au théâtre notamment, ou dans un discours au style direct), invitent un lecteur à la réflexion (registre épidictique (blâme le plus souvent)), le prennent à témoin,tente de lui enseigner des valeurs (registre didactique)...

LES FIGURES DE L’ANALOGIE

proposent généralement une vision poétique d’une notion. L’image ainsi trouvée n’a jamais été choisie au hasard, mais elle souhaite suggérer une vision différente de la réalité.

- Comparaison: avec l’emploi d’un outil de comparaison (comme, tel que, pareil à....)

- métaphore (comparaison implicite, sans outil de c.) : “ses ailes de géant l’empêchent de marcher” (L’albatros, Baudelaire): le géant (l’albatros)= le poète ; ses ailes = son talent, son décalage avec les autres hommes. Par l’image de l’albatros, on suggère également la liberté caractéristique d’un oiseau, son pouvoir presque surnaturel de pouvoir voler qui a été longtemps recherché par tous les hommes.

- métonymie: évoquer un élément en le désignant par un autre élément qui lui est lié. Ex: boire un verre (on ne boit pas le verre, mais son contenu). la synecdoque: désigner le tout par une partie du tout (ou l’inverse): ex: les voiles sont de retour (= les bateaux à voiles). On insiste sur la légéreté de ces bateaux à voiles, leur grâce...

LES FIGURES DE L’OPPOSITION

(antithèse, oxymore, chiasme, paradoxe) évoquent une contradiction qui peut être intérieure (registre lyrique), qui peut dénoncer les imperfections d’un système (ex: melancholia, poème d’Hugo, dénonce par l’emploi d’antithèses le sort des enfants qui travaillent; registre épidictique, polémique).

antithèse: opposition de deux termes (qui sont par conséquent des antonymes)

oxymore: rapprochement de deux termes de sens contraire dans une même expression: exemple: “une obscure clareté”

chiasme ( son “k” ) : opposition “croisée” de quatre termes: le 1er s’oppose au 4ème et le second au troisième. ex: La neige fait au nord ce qu'au sud fait le sable (Hugo)

paradoxe: idée qui semble inconcevable, parce qu’elle contient une opposition, s’oppose aux lois de la nature, de l’esprit humain...

PARALLELISMES:

Ils jouent souvent un rôle argumentatif, ou cherchent à attirer la pitié (registre pathétique), accentuer la détresse d’un personnage, montrer qu’une situation n’a aucune issue positive envisageable (registre tragique)...

Ex: Anaphore (répétition d’un même terme en début de phrase/vers), répétition, parallélisme de construction (plusieurs phrases sont construites d’une même façon), paronomase (rapprochement de deux mots aux sonorités très semblables mais qui n’ont, a priori, rien à voir)...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

une exemple de conseil pour un expose d'oral type bac sur un texte de César Du Marsais avec comme sujet le rôle social du philosophe

Le schéma d'une introduction est celui d'un entonnoir : tu aurais donc intérêt à commencer par parler, en une phrase, du philosophe en général, puis de l'Encyclopédie en une autre phrase, puis enfin dernière phrase pour présenter le texte que tu vas analyser.

En principe, c'est après avoir lu ton texte

que tu annonceras les lignes directrices de ton explication (pour un oral, deux suffisent, à condition qu'elles soient consistantes).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Oui et non... En fait, tout dépend de l'utilité de cette citation! :D

Tant que l'on n'est pas encore dans l'analyse à proprement parler, c'est envisageable. Mais l'étude de l'extrait et les citations qui l'accompagnent sont réservés au développement même. L'introduction a pour rôle de situer l'extrait et de donner les éléments indispensables à la compréhension de l'étude qui suivra.

Ta question est-elle d'ordre général ou s'applique-t-elle à un contexte particulier (un devoir que tu préparerais) ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

merci Teikos! c'est pour soleils couchants de V.Hugo

/board/index.php?showtopic=6295">/board/index.php?showtopic=6295">/board/index.php?showtopic=6295">/board/index.php?showtopic=6295">/board/index.php?showtopic=6295">/board/index.php?showtopic=6295">http://www.e-bahut.com/board/index.php?showtopic=6295

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonsoir, je suis en train de rédigé mon brouillon de mon commentaire de texte sur le poeme "Soleils couchants" de V.Hugo, je n'ai seulement que l'introduction et la premiere partie à rédiger, voici le plan donné par le profésseur:

I - L'imortalité de la nature

1) L'ecoulement du temps:

- durée

- omniprésence

- cycle

2) Le renouvellement et l'éternelle jeunesse de la nature:- adjectifs et verbes de la vie

- liaison des temps avec retour du présent par le futur (incompris!!!)

- la joie, le bonheur

INTRODUCTION (ne pas indiquer ce titre)

(alinéa) §1: Présentation du passage (situation dans l'oeuvre, auteur, date de la 1ère parution et éventuellement contexte historique s'il présente de l'intérêt ds l'analyse, thème général, brièvement exposer le contenu de l'oeuvre, éléments de la bio de l'auteur s'ils présentent un intérêt pour l'analyse....).

(alinéa) §2: exposition du plan

(sautez une ligne)

(alinéa) §3: Présentez en quelques lignes l'idée de votre première partie.

(alinéa) §4: 1)

(alinéa) §5: 2)

(alinéa) §6: 3)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ton professeur n'a-t-il pas proposé un plan de commentaire, qui n'indique que les titres, en vous demandant de rédiger les parties correspondant à ces derniers ?

Je trouve étrange que l'on demande de rédiger la première partie ou la seconde sans même les connaître. Un commentaire forme un ensemble, l'enchaînement des parties s'effectue logiquement. Puisque tu as choisi de rédiger la première partie, cela ne pose pas réellement de problème. Néanmoins, dois-tu annoncer le plan dans ton introduction ?

Ton 1 et ton 2 correspondent effectivement aux 4ème et 5ème paragraphes. Cependant, il est préférable d'opter pour trois sous-parties. On peut n'en choisir que deux lorsque celles-ci sont très riches et diversifiées, ce qui n'est pas tout à fait le cas des tiennes. Peut-être pourrais-tu donc ajouter une autre sous-partie ?

N'ayant pas le texte sous les yeux, je vais consulter l'autre post pour pouvoir t'aider plus efficacement.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour, je suis en seconde et j'ai un commentaire composé à rendre pour mercredi 12 mai et je n'y arrive pas!! Il se porte sur le monologue de Sosie dans la scène 1 de l'acte 1 d'Amphitryon de Molière. J'aimerais que quelqu'un m'aide rapidement s'il vous plaît, j'en ai vraiment besoin!!

Voici le texte:

Pour jouer mon rôle sans peine,

Je le veux un peu repasser.

Voici la chambre où j'entre en courrier que l'on mène,

Et cette lanterne est Alcmène,

À qui je me dois adresser.

(Il pose sa lanterne à terre, et lui adresse son compliment.)

"Madame, Amphitryon, mon maître, et votre époux.

(Bon! beau début!) l'esprit toujours plein de vos charmes,

M'a voulu choisir entre tous,

Pour vous donner avis du succès de ses armes,

Et du désir qu'il a de se voir près de vous."

"Ha! Vraiment, mon pauvre Sosie,

À te revoir j'ai de la joie au cœur."

"Madame, ce m'est trop d'honneur,

Et mon destin doit faire envie."

(Bien répondu!) "Comment se porte Amphitryon?"

"Madame, en homme de courage,

Dans les occasions où la gloire l'engage."

(Fort bien! belle conception!)

"Quand viendra-t-il, par son retour charmant,

Rendre mon âme satisfaite?"

"Le plus tôt qu'il pourra, Madame, assurément,

Mais bien plus tard que son cœur ne souhaite."

(Ah!) "Mais quel est l'état où la guerre l'a mis?

Que dit-il? que fait-il? Contente un peu mon âme."

"Il dit moins qu'il ne fait, Madame,

Et fait trembler les ennemis."

(Peste! où prend mon esprit toutes ces gentillesses?)

Scène 1, Acte 1, Amphitryon, Molière.

Merci!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

salut a tou chuis un ptit nouveau

j ai lu vos post pour le commentaire mais ma prof nous a demandé de faire un commentaire comparé et chuis pommé

j ai toute les différences et tous mais je sais pas comment les organiser

merci

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je te donne une méthode pour la dissertation dont tu pourras t'inspirer pour ta propre rédaction :

Définition : Une dissertation est :

a) un exercice de rédaction sur un sujet donné

B) un exercice de réflexion logique

c) un exercice de réflexion personnelle. Pour réussir cet exercice, vous devez absolument veiller à :

-Traiter le sujet posé

-Organiser logiquement son travail

-Rédiger quelques éléments au brouillon

-Rédiger au propre

Traiter le sujet posé

Toutes les étapes suivantes sont indispensables :

- lire le sujet une première fois en entier

- distinguer les notions-clés, les verbes, les temps, les citations, les questions

- délimiter le sujet : attention aux hors-sujets

- distinguer la citation (si elle existe) de la question. La citation est un point de départ pour la réflexion.

NB : Essayer de définir les termes les plus importants au brouillon peut aider.

EXEMPLE DE SUJET : une citation suivie d'une question

CITATION Dans Antigone, J. Anouilh fait dire à l'héroïne : "Moi, je n'ai pas dit 'oui' ! (…) Moi, je peux dire 'non' encore à tout ce que je n'aime pas et je suis seul juge." QUESTION Trouvez-vous que ces propos sont vraiment le reflet du rôle d'Antigone dans la pièce ?

NOTIONS CLES :

- Dire "Oui" / Dire "Non" : = accepter / refuser ; obéir / désobéir ; se soumettre / se révolter

- Seul juge : = autonomie; responsabilité ; solitude

- Rôle d'Antigone : caractère du personnage + interventions dans l'œuvre

Antigone : pièce de théâtre à sujet mythologique adapté au XXe siècle

Organiser logiquement son travail

Le travail au brouillon est l'étape la plus importante de la dissertation.

- Première étape : réfléchir

-Deuxième étape : trouver un plan

-Troisième étape : trouver des liaisons logiques

-Quatrième étape : vérifier l'ordre des arguments

* Première étape : réfléchir

- Trouver des idées qui correspondent au sujet

- Trouver des exemples pour illustrer chacune des idées

- Eviter les jugements de valeur, les opinions trop personnelles Suite de l'exemple : Antigone dit "oui" à la mort, elle refuse de se soumettre ; elle est l'opposé de sa sœur Ismène ; elle ne veut pas finir comme son oncle Créon, etc. retour

* Deuxième étape : trouver un plan

- Organiser les éléments entre eux

- Construire deux ou trois parties, avec deux ou trois sous-parties chacune

- Vérifier que la progression des idées est logique.

- Eliminer les plans-types, qui ne sont jamais adaptés au sujet : Oui / Non / Peut-être Par domaines (ex : poésie / théâtre / roman) Thèse / Antithèse / Synthèse (très difficile à faire) Proposition de plan dans notre exemple : I. Antigone désire la mort, refuse d'obéir /II. Pourtant elle aime la vie/ III. En fait elle obéit à une nécessité supérieure (être l'Antigone antique)

* Troisième étape : trouver des liaisons logiques

-Déterminer des titres pour les parties

-Déterminer les liens logiques entre les parties

-Rédiger une seule phrase résumant l'ensemble Ex : S'il est vrai que (…), il est aussi vrai que (…), et bien plus (…). ou : Certes (…), mais (…), et qui plus est (…) Dans notre exemple : Même si Antigone semble être un personnage tout entier de refus, elle manifeste un grand amour pour la vie, car son obstination est due à son désir d'être l'Antigone antique.

* Quatrième étape : vérifier l'ordre des arguments Les arguments doivent être rangés :

-du plus faible au plus fort

-du moins important au plus important

-du contre au pour (ou du pour au contre, suivant l'opinion exprimée) Dans notre exemple : Antigone est un personnage de refus Elle ne cesse de crier "Non" Elle s'oppose à la volonté de Créon Elle s'obstine à ne pas lui obéir, contre toute raison.

La rédaction au brouillon

Doivent être rédigés impérativement au brouillon :

-L'introduction

-La conclusion

-Le reste doit être rédigé directement au propre.

L'INTRODUCTION EST DIVISEE EN DIFFERENTES PARTIES :

-une accroche : phrase générale liée au sujet qui permet de l'amener en douceur. Eviter les banalités du type "de tout temps l'homme…" Ex. : Le théâtre français, au début du XXe siècle., est marqué par le mythe grec. Ainsi Anouilh, comme Cocteau ou Giraudoux, s'inspire-t-il de la Grèce pour écrire son Antigone.

-le recopiage du sujet : la citation (si elle existe) est recopiée, la question (si elle est posée) peut être reformulée (attention aux hors-sujets) Ex. : J. Anouilh fait dire à l'héroïne : "Moi, je n'ai pas dit 'oui' ! (…) Moi, je peux dire 'non' encore à tout ce que je n'aime pas et je suis seul juge." Ce 'Oui' et ce 'Non' claquent comme une définition du rôle d'Antigone. -une problématique : elle explique pourquoi la question posée fait problème (facile s'il s'agit d'un paradoxe). Elle met en place les éléments nécessaires pour la réponse : il s'agit d'une première analyse synthétique. Ex. : Pourtant ce 'Oui' et ce 'Non' ne suffisent pas : Antigone est un personnage contradictoire, qui ne propose pas d'explication claire à son désir de mourir à tout prix.

-l'annonce du plan choisi : éviter si possible les formules du type : "nous verrons dans un premier temps que..., puis nous nous demanderons si..., etc". Utiliser plutôt la phrase résumant les différentes parties (II, 3) Ex. : Même si Antigone semble être un personnage tout entier de refus, elle manifeste un grand amour pour la vie, car son obstination est due à son désir d'être l'Antigone antique.

NB : ce n'est pas la peine de souligner les divisions de l'introduction par des alinéas. retour

LA CONCLUSION comporte :

-une reprise de la problématique (attention à varier la formulation), enrichie de tout ce qui a été démontré.

-une ouverture, si véritablement les arguments sont convaincants et si l'enchaînement est brillant. Sinon, mieux vaut oublier.

Ex. : La contradiction qui est au cœur du rôle d'Antigone, et que la simple alternance 'oui' / 'Non' masquait, se comprend finalement dans le jeu sur le mythe antique auquel se livre Anouilh. L'Antigone moderne ne peut se comprendre que par rapport à l'Antigone antique.

APPLICATION A TON SUJET

Appréciez l'affirmation suivante de Valéry Larbaud:

"Ce vice impuni la lecture"

Ce vice impuni la lecture

mots-clés : vice et lecture

vice = culpabilité, faute, déréglement

En quoi la lecture est-elle un vice ? Pourquoi serait-elle impunie ?

Comme l'Education nationale demande à tous les petits Français de savoir lire, n'y aurait-il pas là une expression paradoxale ?

Je pense que Valéry Larbaud cherche à parer cette activité intellectuelle des attraits du " fruit défendu " parce qu'il considère qu'à son époque elle est délaissée. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Quels sont les attraits réels de la lecture ?

Quels bénéfices peut en tirer un adolescent d'aujourd'hui ? plaisir ? savoir ? culture ?

Jean Luc, site Cyberpapy lettre

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Tes deux textes doivent porter sur un même sujet : donc

1/ tu les lis et repères les axes de chacun des thèmes tu repères aussi les techniques d'écriture de chacun ( prose , poèsie - figures de style - si besoin technique d'écriture)

2/ tu regardes bien si tu peux avoir les mêmes axes chez les deux

3/ tu fais ton plan

- un tout simple = ressemblances et différences entre les deux textes mais les profs n'aiment pas trop ce plan pourtant bien simple

- un plus compliqué : tu prends les axes et tu vois si tu en as le même nombre chez les deux et pourquoi ( ex un des deux n'a pas traité un aspect du sujet) et tu montres leurs ressemblances et leurs différences

par exemple, comparer deux fables de la fontaine et d'esope

I la présentation de la fable

- ce qui est semblable dans les deux cas( récit -> morale

- ce qui est différent prose poésie ( regarde bien ce que cette dernière apporte en plus)

II Le récit

- ce qui est semblable

-ce qui est différent

III La morale

- dans les 2 cas -> une leçon aux hommes

- mais il me semble que ces morales sont différentes ( analyse en quoi)

Marie Servel, Site cyberpapy lettre

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

la dissert en lettres sup

demain j'ai ma première dissertation en khâgne et j'avoue ne pas me sentir super préparée... la méthode me semble différente de celle du lycée mais jamais l'année dernière je n'ai eu une méthode claire pour la dissertation en lettres supérieures. si quelqu'un pouvait par hasard m'en donner une, ce serait très gentil....

RÉPONSE Proposé par : Jean-Luc  -  le : 27/09 sur cyberpapy lettre

Bonjour Camille,

Voilà une méthode détaillée :

En premier lieu il convient d’analyser correctement le sujet. Le sujet est en général composé de deux parties :

Le sujet lui-même, généralement une citation ou une question,

La consigne.

Examinons le sujet proposé.

Les textes littéraires et les formes d'argumentation souvent complexes qu'ils proposent vous paraissent-ils être un moyen efficace de convaincre et persuader ?

Vous répondrez à cette question en un développement composé, prenant appui sur les textes du corpus et sur ceux que vous avez lus et étudiés.

À partir de la question ou de la citation, il convient de souligner les mots importants.

Ici « textes littéraires » « formes d'argumentation » « complexes » « de convaincre et persuader ».

À partir de ces mots importants, nous recherchons des synonymes ou des antonymes, plus généralement des mots de ces champs sémantiques. Les liens qu’ils entretiennent pourront nous permettre de reformuler la problématique.

Ainsi « textes littéraires » peut évoquer pamphlet, apologie, satire, apologue, libelle, diatribe, critique, thèse, réquisitoire, défense, genre littéraire…

« Formes d'argumentation » appelle controverse, raisonnement, démonstration, explication, discussions, déduction, méthode, causalité, synthèse, syllogisme, spéculation, analogie, comparaison… voir aussi la fiche sur l’argumentation.

« Complexes » peut suggérer intellectuel, culturel, subtil, alambiqué, code, ensemble, figures de style, richesse du vocabulaire, registres, symbole…

« Moyen efficace » évoque l’existence d’autres moyens d’expression : images, discours oral, quotidien, revue, radio, bandes dessinées, peinture, sculpture, cinéma…

« Convaincre » nous renvoie au champ lexical du rationnel, de la démonstration, de la construction intellectuelle. Il existe alors une certaine distance, un certain recul entre l’auteur et le sujet dont il débat.

« Persuader », quant à lui, fait référence à l’émotion, à l’affectivité, à la modalisation, et même à la manipulation comme à la propagande. Ici l’auteur s’engage dans la controverse avec toute sa personne. Rejeter ses idées, c’est le rejeter lui-même.

L’existence des deux termes de sens voisin oblige à une distinction des formes, des procédés d'argumentation.

Nous voyons qu’ici le domaine de discussion est celui de la littérature engagée, militante, de la littérature de combat. Nous sommes dans la confrontation des opinions, des convictions, aux frontières du choc des idéologies.

À ce point de la réflexion, il faut envisager des limites, une éventuelle contradiction, pour ne pas se laisser enfermer dans l’acquiescement béat.

Est-ce bien la vocation de la littérature d’être un outil au service d’une cause ? Ne devrait-elle pas se montrer plus désintéressée ? Est-elle un moyen efficace de propager ses idées ou ses convictions ? N’existe-t-il pas d’autres moyens plus efficaces que la littérature ?

Notons d’ores et déjà un écueil à éviter : le corpus traite du sujet de la guerre, remarquons qu’il s’agit simplement d’un domaine d’application particulier de la question plus générale du débat d’idées. En conséquence, ce serait une erreur de choisir ses exemples seulement en ce domaine, même s’il est plus pathétique et mobilisateur.

La consigne invite à donner son opinion en s’appuyant sur les textes proposés et sur les œuvres étudiées au cours du second cycle. La simple exploitation des textes doit permettre d’inventer une bonne part de vos arguments. C’est aussi l’occasion de montrer votre culture.

Nous passons alors à la recherche des idées, nous utilisons à cette fin la fiche « recherche des idées ».

Par exemple que sais-je du sujet en littérature ? Je peux me rappeler quelques grands textes de la littérature engagée comme J’accuse de Zola au moment de l’affaire Dreyfus, ou les œuvres polémiques de Victor Hugo contre la tyrannie de Napoléon III, telles que Les années funestes, Napoléon le petit, ou l’engagement des écrivains sous l’occupation, ou encore le combat des philosophes au siècle des lumières… à la question quand ? je peux aisément m’apercevoir que cet engagement des écrivains est constant dans l’histoire littéraire. À la question comment ? je peux noter que ce sont les formes polémiques qui semblent le plus souvent retenues. À la question pourquoi ? je vais vite me rendre compte qu’il s’agit d’enthousiasme ou d’indignation, que les textes qui ont eu le plus d’impact sont ceux où leur auteur s’est le plus engagé. Si j’aborde la question des limites (et donc celle de l’efficacité), je peux penser au risque de lassitude, de manipulation, de complexité qui me feront repousser le texte.

Il est alors très important, à la fin de cette phase de créativité, de relire ses notes et d’examiner si chaque idée répond bien à la problématique, c’est-à-dire n’est pas hors sujet. J’élimine alors impitoyablement ces idées. Si ces idées entretiennent quand même un rapport avec le sujet je peux éventuellement les utiliser dans la phase d’élargissement de la conclusion ou dans la phase de présentation de l’introduction.

À partir de ce moment, je vais chercher à organiser ma production par des regroupements en parties. L’idéal en ce domaine est de pouvoir en définir trois, garantie d’un plan équilibré, en particulier ce rythme ternaire autorise le dépassement de la contradiction, tout l’art de la démonstration. Je me sers de la fiche « les plans », et je m’oublie pas qu’il s’agit d’un canevas que j’aurais à habiller, à personnaliser, pour répondre au sujet précis.

A l’intérieur de chaque partie, je vais organiser mon argumentation par une progression du moins important au plus important, sachant que les arguments les plus efficaces seront mieux retenus s’ils sont placés à la fin.

Chaque idée et les exemples qui l’illustrent constitueront un paragraphe.

Les idées sont reliées entre elles par des connecteurs de présentation : d’une part, d’autre part ; d’abord, ensuite, enfin ; des connecteurs d’addition : de plus, en outre ; des connecteurs d’opposition ou de nuance : cependant, toutefois…

Je n’oublie pas que chaque partie est reliée à la suivante par une transition, c’est-à-dire un résumé de la partie terminée et une annonce de la partie suivante.

C’est alors que je m’occupe de la conclusion et de l’introduction, pour être bien sûr que ces deux parties essentielles soient en harmonie avec ma démonstration.

L’introduction et la conclusion sont rédigées entièrement au brouillon, alors que les parties n’ont fait l’objet que d’un plan détaillé.

L’introduction est rédigée selon trois parties : l’exposition, l’énoncé du sujet ou la problématique, l’annonce du plan.

La conclusion est rédigée en deux parties : la conclusion proprement dite ou résumé de l’argumentation, l’élargissement.

Au final, je n’oublie pas de me relire pour éliminer les scories : les fautes d’orthographe, les répétitions ou les mots passe-partout.

L'introduction dans la dissertation

Il n'y a pas d'introduction passe-partout.

Cependant il faut connaître quelques règles.

Une introduction doit être assez courte : 10 à 15 lignes pour un devoir de 5 ou 6 pages.

Il faut d'abord considérer que le sujet proposé est inconnu du lecteur, d'où il faut éviter une entrée en matière trop abrupte.

Une introduction est composé de trois moments :

-- situation du sujet,

-- énoncé du sujet en expliquant brièvement le problème posé,

-- annonce plan du devoir.

1 - la première étape : la situation du sujet

-- on amène le lecteur au sujet par analogie : à l'aide d'une idée voisine un peu plus générale ou d'un fait très connu ayant eu un grand retentissement. Éviter à ce sujet les introductions trop générales du type : " depuis qu'il y a des hommes et qu'ils pensent ".

-- par contraste : à l'aide d'une idée ou d'une opinion directement opposée. Cette construction permet de valoriser le sujet.

-- en situant le texte quand on sait d'où il est tiré, quand on connaît le contexte.

-- déterminer une cause importante.

On peut aussi se ramener à trois types de sujets :

-- La pensée à examiner est absolument incontestable, on ne peut que la justifier par des exemples. On recourt alors à une opposition et à une interrogation combinées.

-- La pensée est exagérée ou fausse. Il faudra alors chercher à expliquer pourquoi son auteur a eu recours au paradoxe et réfuter la thèse.

Il est couramment admis que...

Seul X. pense autrement

On se demande ce qui lui a inspiré cette maxime et quelle part de vérité elle peut contenir.

-- La pensée oppose le pour le contre. Il est difficile de trancher. On penche d'un côté. On commence par l'autre, on termine par le parti qu'on préfère (il sera plus développé). Schéma de l'introduction :

Sur tel point les penseurs sont divisés

Beaucoup pensent ainsi

X. écrit au contraire

Faut-il croire que... ou plutôt que...

2 - énoncé du sujet

La citation doit être reproduite si elle est courte, dans ses éléments essentiels si elle est longue. On inclut alors quelques expressions clés. Elle doit être expliquée, c'est-à-dire qu'on doit reformuler la question posée, le problème envisagé sans pour autant donné la solution ce qui serait le comble de la maladresse. On doit alors aussi préciser dans quel sens on prend le où les mots-clés du sujet. Si la définition demande un développement assez long, il faut le passer dans le corps du devoir.

3 - l'annonce du plan

Là aussi il faut indiquer les intentions sans donner la solution.

Deux formules:

-- une suite de questions,

-- une succession de phrases avec " tout d'abord... ", " ensuite... ", " enfin... ". On peut aussi utiliser une seule phrase avec des propositions introduites par

" S'il est vrai que " (…), " il est aussi vrai que " (…), " et bien plus " (…).

" Certes " (…), " mais " ou " néanmoins... " ou " cependant... " (…), " et qui plus est " (…)

Thèse antithèse dépassement ou synthèse

Après ce qui vient d'être dit, on se rend compte que l'introduction doit être rédigée à la fin du devoir afin d'introduire véritablement, malgré le paradoxe, au devoir tel qu'il a été rédigé.

Exemples

-- Étudions d'abord le sujet suivant :

Commentez ce conseil de La Fontaine :

" Ne forçons point notre talent,

Nous ne ferions rien avec grâce ".

C'est le premier type de sujet. La pensée est incontestable, il ne suffit que de l'illustrer.

Introduction sommaire par opposition et interrogation combinées.

Beaucoup d'hommes, par vanité aveugle, cherchent à outrepasser leurs possibilités, le fabuliste n'a t il pas raison d'écrire ?

-- Étudions le sujet suivant :

Gide écrivait : " Victor Hugo, notre plus grand poète, hélas ! " Que pensez-vous de ce jugement ?

Il s'agit à l'évidence d'un sujet du deuxième type.

Introduction proposée : combinaison entre détail précis et idée contraire.

" Le 1er juin 1885, toutes les rues de Paris étaient pavoisées, on tire vingt et un coups de canon, le peuple se pressait sur les Champs-Élysées où descendait un corbillard. Ce jour-là, Victor Hugo était honoré par des funérailles nationales et ses cendres déposées dans la crypte du Panthéon. Maurice Barrès, dans Les Déracinés, après avoir décrit la ferveur de la foule, ajoutait : " Hugo gît désormais sur l'Ararat du classicisme national ". Comme nous sommes loin de la réticence d'André Gide qui s'exprimait ainsi... "

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Du vocabulaire pour l'analyse littéraire

Vous pouvez évoquer :

• une atmosphère (euphorique, idyllique, austère, morbide...)

• une coloration (sentimentale, romantique, champêtre...)

• une écriture (baroque, classique…)

• un effet (saisissant de suspense, d'attente...)

• une impression, une notation (psychologique, spatiale, temporelle...)

• une observation (précise, pénétrante, minutieuse...)

• une portée (universelle, symbolique, révolutionnaire...)

• une réflexion (amère, sereine, désabusée, profonde...)

• une sensation (auditive, visuelle, olfactive...)

• un sentiment, une signification (psychologique, morale, politique...)

• un thème (original, traditionnel, populaire…)

• une technique (impressionniste, picturale, novatrice, traditionnelle, originale...)

• un style (original, sec, ample, incisif, elliptique, oratoire, familier, soutenu, délié, heurté...)

• une tonalité (comique, satirique,. bouffonne, burlesque, grotesque, polémique, critique, dramatique,

pathétique, tragique, lyrique, solennelle, intimiste, ironique, sarcastique...)…

Un mot, un vers, une phrase, un texte, une oeuvre…

accentue, confirme, dénote, rappelle, allie, constitue, dépeint, explique, caractérise, construit, présente un caractère, exprime, comporte, se compose de, crée, développe, compose, décrit, énumère, illustre, confère, montre, met en évidence, évoque, implique, indique, oppose, signifie, insiste présente, situe, produit, renseigne, souligne, met l'accent (sur), qualifie, suggère, rappelle, représente, suscite, restitue, symbolise, évidence, reflète, résume, traduit, relie, retrace, unit, renforce, révèle…

Un procédé stylistique ou une figure de rhétorique…

connote, dénote, révèle, donne au lecteur (l'impression, l'illusion, le sentiment de), oppose, revêt, témoigne de, souligne, anime, renforce, appuie, met en valeur, met en évidence, signale, rapproche…

Un narrateur, un romancier, un poète…

accumule, déplore, mentionne, affirme, désigne, met en garde, alerte (sur), dessine, analyse, prône, approfondit, dresse (le portrait), propose, recourt à, brosse ou ébauche (un portrait), emploie, réfute, campe (un personnage), esquisse, (re)trace, exalte (un héros), célèbre (un sentiment), s'indigne de, communique, expose, s'insurge, consacre, fait l'éloge de, critique, tente de, déclare, introduit, transfigure, définit, ironise (sur), use de, utilise…

L'auteur, le locuteur…

réussit (à), évoque, cherche (à), s’efforce (de), se contente de, souligne, fait ressortir, insiste (sur), s’appuie (sur), fait allusion (à), dénonce, justifie, étaye, avance, développe, décrit, introduit, suggère, se propose de, commente, analyse, explique, décrit, adopte (tel fait textuel), procède par, s'emploie à, renvoie à, qualifie, précise…

Le personnage…

séduit, éprouve, rencontre, ressent, perçoit (comme), confronte, traduit, est sensible à, réalise, procure, émerveille, se caractérise comme, fascine, apprécie, apporte, considère, (s’) enthousiasme, (s’) imagine, impressionne, soupçonne, découvre, souffre (de), apparaît (comme), soulève, néglige, suscite, déplore, incarne, représente, constitue un exemple de, se pose en modèle de, est caractéristique de, est représentatif de…

Le lecteur…

admire, éprouve, s'interroge, ressent, comprend, est ému, partage, découvre, est touché, perçoit, se demande, s'identifie, se projette, considère que, se demande si, adhère à, ressent, devine, comprend, apprécie, reconnaît, goûte plus particulièrement, …

Jean-Luc, sur cyberpapy lettre

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je suis actuellement en lettres modernes et lors des commentaires composés je me dirige à l'instinct pour trouver une problématique. Cela fonctionne pour le moment mais n'y t'il pas des moyens plus rigoureux et surtout plus sûrs?

Proposé par : Jean-Luc sur cyberpapy lettre -  le : 25/08

Bonjour Edge,

Trouver une problématique à l'instinct n'est pas mauvais, c'est le signe que tu réagis à un texte, que le courant passe entre l'auteur et toi. Si tu veux rationaliser la démarche, je t'indique une méthode:

Je te conseille de questionner systématiquement le texte à analyser avant de te lancer dans une analyse détaillée afin de ne pas te disperser dans tes observations.

Questions à se poser systématiquement :

• Quel est le thème du texte ? Peut-il être mis en relation avec l'œuvre dont le texte est extrait, avec le titre de l'œuvre, avec l'auteur, avec l'époque ?

• Quel est son type (argumentatif, narratif, descriptif…) ?

• Quelle est sa tonalité (comique, tragique, lyrique, pathétique, ironique, épique…) ?

• Quel est son intérêt (historique, philosophique, sociologique…) ?

• Quelles résonances éveille-t-il chez le lecteur (émotion, intérêt, passion, réflexion, interrogation…) ?

En fonction du type, tu vas chercher plutôt tel type ou tel type d'indice

texte d'idées : • sujet sérieux• opposition d'idées, temps simples de l'indicatif• présent• passé composé• futur, verbes d'opinion, marques de la 1re et de la 2e personnes du singulier et du pluriel (locuteur et destinataire présents), souvent hors du temps et des lieux

texte"oralisé" : • prise de parole des personnages, temps simples de l'indicatif• présent• passé composé• futur, verbes déclaratifs, marques de la 1re et de la 2e personnes du singulier et du pluriel (locuteur et destinataire présents), texte organisé par rapport au moment de l'énonciation

texte argumentatif : • figures de style• structure logique forte, temps simples de l'indicatif• présent• passé composé• futur, verbes d'opinion, marques de la 1re et de la 2e personnes du singulier et du pluriel (locuteur et destinataire présents), texte organisé par rapport au moment de l'énonciation

texte narratif : • importance accordée aux points de vue, •passé-simple• présent de narration, verbes d'action, marques de la 3e personne (locuteur et destinataire absents), repères temporels nombreux

texte descriptif : • présentation de lieux • portrait de personnage, • imparfait• plus-que parfait• présent de vérité générale, verbes d'état, marques de la 3e personne (locuteur et destinataire absents), repères spatiaux nombreux

texte explicatif : • objectivité• clarté des propos, • présent de vérité générale• impératif• infinitif, verbes d'action, formes non personnelles, Repères spatio-temporels non nécessaires

• embrayeurs : ce sont les mots dont le référent dépend de la situation d'énonciation, comme les pronoms "je" et "tu" (ou "nous" et "vous") qui désignent l'émetteur et le récepteur du propos, les adjectifs démonstratifs et possessifs qui y renvoient, les adverbes de lieu ("ici" et "là"), les adverbes de temps ("maintenant", "aujourd'hui" ou "hier")…

• modalisateurs : ce sont les indices d'opinion, de jugement (verbes, adverbes, locution indiquant le degré de certitude ou emploi du conditionnel), les marques affectives (termes impliquant une émotion ou un sentiment) et les termes évaluatifs (vocabulaire valorisant/dévalorisant, comparatif/superlatif…) qui désignent l'attitude d'adhésion d'un locuteur par rapport à son énoncé et aux idées qu'il formule.

Déterminer les intentions du locuteur

• raconter des événements, des histoires : texte narratif

• décrire des objets, des lieux, des personnages : texte descriptif

• persuader, argumenter, critiquer : texte argumentatif

• informer, expliquer : texte explicatif

• conseiller, prier, ordonner : texte injonctif

• exprimer des émotions, des sentiments : texte expressif

• susciter des émotions, des sentiments chez le destinataire : texte impressif

Identifier la tonalité du texte

Chaque type de texte a sa propre tonalité (éléments caractéristiques qui induisent chez le destinataire un certain état affectif) et se reconnaît par des signes distinctifs :

- lyrique : expression mélodieuse de sentiments intimes de l'auteur champs lexicaux du sentiments; présence de je/tu; ponctuation expressive; langue soutenue…

- épique : expression d'une grandeur qui dépasse les êtres et représente les valeurs symboliques d'une société termes collectifs ; les superlatifs ; hyperboles ; gradations; métaphores ; personnifications ;intervention du merveilleux…

- tragique : Expression d'un conflit qui déchire le héros convaincu qu'il n'existe plus d'issue possible ; champs lexicaux de la mort ; de la souffrance ; des passions destructrices ; des sentiments héroïques…

- pathétique : expression qui provoque un attendrissement en portant les sentiments à leurs extrêmes ; champs lexicaux des larmes; de la douleur ; nombreuses exclamations ; lamentations ; métaphores et comparaisons à forte charge émotive…

- comique : expression qui provoque une amusement ou le rire ; jeux de mots ; jeux de sonorités ; répétitions ; énumérations ; comparaisons amusantes ; exagérations ; propos absurdes ou familiers…

- absurde : expression de propos déroutants par leur absence de logique et leur caractère imprévisible ; non-respect de la logique ; syllogisme ; relation cause-conséquence défectueuse…

- ironique : expression d'une dénonciation, expression indirecte de quelque chose d'inacceptable antiphrase; juxtapositions; exagérations ou atténuations déconcertantes ; mots à valeur négative; périphrases…

- oratoire : expression qui entraîne l'adhésion du lecteur, le persuade de la validité d'une thèse emploi massif du je/nous/vous; interrogations et apostrophes ; questions oratoires ; anaphores; images ; impératif ; phrases amples…

Établir le genre littéraire du texte : • roman • théâtre • poésie..

Pourquoi faut-il systématiquement questionner le texte ? Pour deux raisons essentielles : la première, pour te mettre en quête de certains indices spécifiques. La seconde, pour nourrir ton introduction et ta conclusion.

• Le thème du texte permet de situer l'extrait dans le contexte de l'oeuvre, c'est l'équivalent de la situation du sujet dans l'introduction de la dissertation.

• Le type, la tonalité, les résonances sont l'équivalent de la présentation du sujet dans l'introduction de la dissertation.

Il ne s'agit plus alors que d'annoncer le plan pour boucler son introduction.

• Quant à l'intérêt (historique, philosophique, sociologique…) et à la reprise des résonances, ils peuvent offrir le bilan, équivalents de l'élargissement du sujet dans la conclusion de la dissertation.

Recherche aussi du côté des rythmes, c'est une bonne porte d'entrée dans les textes. Le rythme binaire exprime l'affectivité, une émotion qui ne peut être contenue. Le rythme ternaire évoque immanquablement l'équilibre. Le rythme quaternaire ou plus rend compte de la richesse de la vie par ses accumulations.

Enfin la musicalité est très significative :

« De la musique avant toute chose » Paul Verlaine

Longtemps chantée, la poésie a gardé de cette origine une musicalité fondamentale qui transparaît dans les rimes, les sonorités et le rythme.

* Les rimes

Une rime est dite pauvre lorsqu ‘elle ne présente qu’un seul son commun, suffisante pour deux sons et riche au-delà. Elle est qualifiée de féminine lorsque le dernier mot se termine par un « e » muet et de masculine dans les autres cas.

La disposition des rimes joue, elle aussi, un rôle important.

On dit les rimes plates ou suivies lorsque les sons se succèdent deux par deux (aabb), croisées lorsque les rimes s’entrecroisent (abab) et embrassées lorsqu’elles s’encadrent (abba).

* Les effets de sonorités jouent entre les effets sonores des mots et les effets de sens. On parle d’harmonie imitative. On distinguera ainsi l’allitération (répétition consonantique) de l’assonance (répétition vocalique).

Ces procédés sont destinés à créer une impression, un effet de sens et ne sont jamais innocents ou gratuits.

* Le rythme est le résultat des accents et des pauses à l’intérieur du vers et crée des effets divers (régularité, fermeté, équilibre…) en lien avec le sens du poème.

On distinguera un rythme binaire (nombre pair de mesures) d’un rythme ternaire, un rythme croissant (ex : O rage // ô désespoir, // ô vieillesse ennemie Le Cid, Corneille) d’un rythme décroissant.

En général, les accents d’intensité sont mis sur la dernière syllabe d’un groupe grammatical et précèdent directement les pauses. La césure est la pause qui divise un alexandrin en deux hémistiches, elle est souvent accompagnée de pauses secondaires.

Ex : Mouss(e), al/gue chevelu(e)//, anémo/nes, oursins

césure J.M de Heredia

Il existe des entorses au rythme régulier comme l’enjambement – quand la phrase déborde sur le vers

suivant - , le rejet – lorsqu’un groupe de mots court sur le vers suivant – et le contre-rejet – lorsqu’on trouve en fin de vers un groupe de mots du vers suivant.

Dans les poèmes en prose, le rythme est donné par la longueur des phrases, la ponctuation et les constructions syntaxiques.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×