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La morale peut-elle s'enseigner ?

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Bonjour, j'aimerais avoir plusieurs avis sur ma dissertation que j'ai fait sur le sujet de la moral car j'aimerais avoir des autres avis que celui de mon profs... je précise que je suis en terminale S donc les attendus ne sont pas les mêmes que les autres filières comme vous devez le savoir.

Bien souvent la morale nous pousse à s'interroger sur son origine. "L'homme a dû apprendre à voir le lointain comme s'il était présent et à l'anticiper" a dit Nietzsche. Nous pouvons alors nous interroger sur la morale. La morale, notion liée aux mœurs qui sont des manières habituelles de se comporter et d'agir, la morale est donc aussi une manière habituelles de se comporter et d'agir avec des critères comme le bien et le mal. L'expérience est un ensemble de données sensibles auxquelles l'esprit est confronté dans l'élaboration et la validation des connaissances. Un tel sujet nous pousse à nous demander : La morale s'appuie-t-elle sur l'expérience ? Pour cela, nous étudierons tout d'abord les convictions morales innées, puis de l'expérience qui constitue l'origine des convictions morales et enfin de l'expérience qui rend la morale effective. 

Les convictions morales sont innées, selon les croyances, innées par un être tout puissant dès notre naissance. 

La morale s'enseigne à un enfant, elle leur permet de différencier le bien du mal par : l'éducation scolaire comme avec les fables de Jean de la Fontaine, ces fables apprises à l'école primaire jusqu'au lycée parfois afin de dégager le message que la morale nous instruit à la fin de l'histoire. Cette morale s'instruit aussi par l'éducation parentale qui est une des idées de Freud. La connaissance du bien et du mal s'apprend tout au long de notre enfance en commençant par les parents : "Si moi aussi je m'amusait à te taper, serait-tu content ?", c'est ce genre de questions qui nous fait alors comprendre que ce que l'on fait est bien ou mal. Selon Nietzsche, la morale est une forme de dressage pour apprendre à lutter pour la survie, pour la domination des autres...etc. C'est donc un apprentissage de la défense en différenciant le bien du mal pour rester dans la définition de la morale, comme l'a dit Nietzsche : "L'homme a dû apprendre à voir le lointain comme s'il était présent et à l'anticiper ". Cela veut dire que l'homme a dû apprendre à différencier le bien du mal pour agir correctement dans le futur. Or selon Aristote dans "les politiques" : "les citoyens ont les mêmes valeurs", c'est à dire qu'elles sont enseignées d'une façon ou d'une autre mais chaque citoyens respectent les mêmes valeurs morales. Mais comment savoir si ces convictions morales sont innées ou non ? Dans "les métaphysiques des mœurs" de Kant, il décrit la morale comme fondée sur la raison. Pour Kant, utiliser la raison est une bonne façon de savoir comment agir. Il refuse la morale d'autorité c'est à dire qu'il refuse que les individus trouvent les règles de leurs actions en dehors d'eux-même, comme par l'influence d'une autre personne. Du même avis Rousseau pense que l'Homme est capable de sens morale c'est à dire que l'homme en général est capable de distinguer le bien du mal de manière naturelle comme si cette distinction était innées. Or, Pascal pense que la morale évolue au cours du temps : par exemple, en temps de guerres, il était apprécié qu'un enfant vole afin de survivre, mais aujourd'hui, un enfant qui vole est considéré comme un bandit ou tel un enfant sans morale. A l'inverse, l'immoralité, peut-être lié à l'ignorance et peut-être même à l'absences d'expériences. 

Nous avons vu que la pratique et la réalité de la morale semblent liées à l'expérience. Mais l'expérience constitue-t-elle les convictions morales ? 

L'expérience comme dit dans la définition, mène à la théorie et inversement la théorie est amenée par l'expérience. Il existe différentes qualifications d'expériences : l'expérience sensible, qui vient du monde extérieur ou l'expérience intérieur, réflexion sur la façon dont fonctionne notre esprit. Une expérience à toujours pour but de tester ou valider une hypothèse émise, de l'expérience on en déduit des résultats, des connaissances. On peut relier cette idée à la notion de l'empirisme qui est une doctrine philosophique qui considère que l'origine de toutes nos connaissances est l'expérience sensible, de l'observation. Locke, philosophe du XVIIème siècle a un jour dit : "qu'un esprit qui n'a pas eu d'expérience est comme une "table rase" c'est à dire que rien n'y est inscrit". De plus, l'expression "avoir de l'expérience" signifie le fait de faire quelque chose une fois, considérée du point de vue de son aspect formateur. C'est cette définition qui va nous intéresser le plus car, qui dit avoir de l'expérience, dit avoir vécue beaucoup de choses et donc en avoir déduit plusieurs connaissances. C'est en sorte de là qu'est tiré la morale d'une expérience vécue. L'expérience fait aussi agir la notion d'apprentissage, par exemple : s'exercer en faisant des exercices de mathématiques sur les additions nous permet d'apprendre comment ensuite résoudre un problème mathématiques où nous nécessitons de la méthode des additions. Elle fait aussi agir l'observation, observer les résultats pour pouvoir ainsi les interpréter et en déduire une conclusion comme lors d'une expérience scientifique : on applique le protocole, on observe les résultats, on interprète et on conclut. Le but de cette conclusion est d'en tirer des connaissances scientifiques dans ce cas là. 

L'expérience a fait l'objet de plusieurs débats entre différents philosophes. C'est ce qui va remettre en question l'origine de la morale. 

Hegel, philosophe du XVIIème siècle s'oppose à l'idée de Kant sur la moralité celui-ci pense que la moralité d'une action repose sur l'évaluation de ses résultats objectifs c'est-à-dire les résultats des expériences vécues ou effectués. Nus pouvons baser nos questionnements sur des expériences imaginaires mais ce type de fiction ne suffit pas. Afin de répondre à nos questions nous avons besoin de se baser sur des expériences pour obtenir des résultats et en déduire des morales c'est comme une forme d'apprentissage mais innées des expériences. Sans réelles expériences, notre sens morale se baserait que sur des principes qui ne sont qu'illusoires. Reprenons l'exemple de la première partie avec l'enfant qui tape quelqu'un d'autre, l'acte qu'il a accomplit lui fera comprendre, la prochaine fois qu'il est mal de taper une autre personne. Ici, nous avons donc une remise en question de l'enfant par rapport à son expérience, son sens morale se souviendra de ce que ses parents lui ont fait comprendre et il saura en tirer le bien du mal dans cette situation afin de pouvoir agir correctement en toutes circonstances. C'est donc à partir de l'immoralité que Socrate a dit : "nul n'est méchant volontairement", le méchant est ici celui qui manque de connaissances et, qui, envisage mal les conséquences de ses actes. Nous pouvons nous appuyer sur des exemples précis tel que la traite d'esclavage des noirs, l'idée d'égalité entre hommes et femmes, la traite des animaux sont tous liés à des expériences communes qui nous ont permit d'en déduire certaines conséquences et donc de proposer des évolutions pour chacune de ces idées. 

Pour conclure, nos convictions morales doivent donc se reposer sur de réels faits afin de pouvoir en tirer de réelles conclusions. L'expérience est ce dont on fait l'épreuve, on en déduit donc que nos convictions morales ne sont pas seulement des choses qui s'enseigne mais des choses qui se pratiquent par l'expérience. Celles-ci seront à modifiés au cours du temps selon les situations proposées. C'est ainsi que l'expérience d'acte vertueux, forge un être vertueux. 

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Bonjour, 

Je préviens tout de suite, je ne suis pas enseignante (j'ai fait des études de philosophie il y a longtemps, c'est tout) je ne vais donc pas te donner une note. Simplement, je peux te dire ce qui m'a surprise dans ton devoir. 

 

Bien souvent la morale nous pousse à s'interroger sur son origine. "L'homme a dû apprendre à voir le lointain comme s'il était présent et à l'anticiper" a dit Nietzsche. 

La citation me semble mal choisie. Il ne s'agit pas de voir le lointain (futur) mais le passé, la genése de la morale. Par ailleurs il n'est pas question de la morale dans cette citation. Du coup, ta citation n'amène pas la suite de ton propos. Tu aurais pu choisir une autre citation : comme celle de Rousseau "l'homme nait bon, c'est la société qui le corrompt". Plus largement faire référence à l'opposition ROUSSEAU/ HOBBES... Mais ce n'est pas la seule possibilité voire il y en a probablement de meilleures.

Nous pouvons alors nous interroger sur la morale. La morale, notion liée aux mœurs qui sont des manières habituelles de se comporter et d'agir, la morale est donc aussi une manière habituelles de se comporter et d'agir avec des critères comme le bien et le mal. L'expérience est un ensemble de données sensibles auxquelles l'esprit est confronté dans l'élaboration et la validation des connaissances.

Il me semble que tu n'as pas suffisamment travaillé sur les termes du sujet notamment sur le terme peut-on (la possibilité : qui renvoie aux capacités physiques mais aussi sociales : si la morale s'enseigne alors il faudrait qu'il existe une morale absolue ? A  t-on un système moral qui s'impose ? Sait-on ce qu'est la morale ?) et enseigner (est-il possible d'apprendre à être moral ? Ne peut-on par ce biais qu'être faussement moral car l'inclinaison morale nous reste extérieure ?)

 

 

Un tel sujet nous pousse à nous demander : La morale s'appuie-t-elle sur l'expérience ? Pour cela, nous étudierons tout d'abord les convictions morales innées, puis de l'expérience qui constitue l'origine des convictions morales et enfin de l'expérience qui rend la morale effective. 

Les convictions morales sont innées, selon les croyances, innées par un être tout puissant dès notre naissance. 

Tu annonces que tu vas développer la thèse selon laquelle l'homme est naturellement un être moral. OK. Or par la suite, tu le fais pas car tu évoques l'expérience et tu annonces de nouveau la problématique du devoir. A ce moment là du devoir, tu aurais dû défendre sans attendre l'idée que la morale est innée. L'argumentation autour de l'apprentissage est donc mal placé  : il devrait être dans la partie 2.

La morale s'enseigne à un enfant, elle leur permet de différencier le bien du mal par : l'éducation scolaire comme avec les fables de Jean de la Fontaine, ces fables apprises à l'école primaire jusqu'au lycée parfois afin de dégager le message que la morale nous instruit à la fin de l'histoire. Cette morale s'instruit aussi par l'éducation parentale qui est une des idées de Freud. La connaissance du bien et du mal s'apprend tout au long de notre enfance en commençant par les parents : "Si moi aussi je m'amusait à te taper, serait-tu content ?", c'est ce genre de questions qui nous fait alors comprendre que ce que l'on fait est bien ou mal. Selon Nietzsche, la morale est une forme de dressage pour apprendre à lutter pour la survie, pour la domination des autres...etc. C'est donc un apprentissage de la défense en différenciant le bien du mal pour rester dans la définition de la morale, comme l'a dit Nietzsche : "L'homme a dû apprendre à voir le lointain comme s'il était présent et à l'anticiper ". Cela veut dire que l'homme a dû apprendre à différencier le bien du mal pour agir correctement dans le futur. Or selon Aristote dans "les politiques" : "les citoyens ont les mêmes valeurs", c'est à dire qu'elles sont enseignées d'une façon ou d'une autre mais chaque citoyens respectent les mêmes valeurs morales. Mais comment savoir si ces convictions morales sont innées ou non ?

La référence à Rousseau aurait pu être développée à cet endroit du devoir car c'est l'auteur qui défend le plus radicalement l'idée d'une moralité innée.

Dans "les métaphysiques des mœurs" de Kant, il décrit la morale comme fondée sur la raison. Pour Kant, utiliser la raison est une bonne façon de savoir comment agir. Il refuse la morale d'autorité c'est à dire qu'il refuse que les individus trouvent les règles de leurs actions en dehors d'eux-même, comme par l'influence d'une autre personne. 

Tu aurais pu en dire un peu plus. Par ailleurs KANT ne soutient pas tout à fait le caractère innée de la morale : 

L'homme n'est pas un être moral par nature. Il doit le devenir en agissant par devoir c'est-à-dire selon la loi de la raison.

Cependant, il a en lui, par nature, une faculté qui est celle de la raison qui lui donne la possibilité de devenir un être moral.

"On pose la question de savoir si l'homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n'est ni l'un ni l'autre, car l'homme par nature n'est pas du tout un être moral, il devient un être moral que lorsque sa raison s'élève jusqu'aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu'il contient en lui-même à l'origine des impulsions menant à tous les vices, car il possède des penchants et des instincts qui le poussent d'un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé. Il ne peut donc devenir moralement bon que par la vertu, c'est-à-dire en exerçant une contrainte sur lui-même, bien qu'il puisse être innocent s'il est sans passion.
La plupart des vices naissent de ce que l'état de culture fait violence à la nature et cependant notre destination en tant qu'hommes est de sortir du pur état de nature où nous ne sommes que des animaux." (Kant) 

Citation : “Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle”

Du même avis Rousseau pense que l'Homme est capable de sens morale c'est à dire que l'homme en général est capable de distinguer le bien du mal de manière naturelle comme si cette distinction était innées. 

A mettre en premier et à développer

Or, Pascal pense que la morale évolue au cours du temps : par exemple, en temps de guerres, il était apprécié qu'un enfant vole afin de survivre, mais aujourd'hui, un enfant qui vole est considéré comme un bandit ou tel un enfant sans morale. A l'inverse, l'immoralité, peut-être lié à l'ignorance et peut-être même à l'absences d'expériences. 

Nous avons vu que la pratique et la réalité de la morale semblent liées à l'expérience. 

Ce n'est pas ce que tu avais annoncé justement...

 

Pour la partie 2 : 

L'expérience comme dit dans la définition, mène à la théorie et inversement la théorie est amenée par l'expérience. Il existe différentes qualifications d'expériences : l'expérience sensible, qui vient du monde extérieur ou l'expérience intérieur, réflexion sur la façon dont fonctionne notre esprit. Une expérience à toujours pour but de tester ou valider une hypothèse émise, de l'expérience on en déduit des résultats, des connaissances. On peut relier cette idée à la notion de l'empirisme qui est une doctrine philosophique qui considère que l'origine de toutes nos connaissances est l'expérience sensible, de l'observation. Locke, philosophe du XVIIème siècle a un jour dit : "qu'un esprit qui n'a pas eu d'expérience est comme une "table rase" c'est à dire que rien n'y est inscrit". De plus, l'expression "avoir de l'expérience" signifie le fait de faire quelque chose une fois, considérée du point de vue de son aspect formateur. C'est cette définition qui va nous intéresser le plus car, qui dit avoir de l'expérience, dit avoir vécue beaucoup de choses et donc en avoir déduit plusieurs connaissances. C'est en sorte de là qu'est tiré la morale d'une expérience vécue. L'expérience fait aussi agir la notion d'apprentissage, par exemple : s'exercer en faisant des exercices de mathématiques sur les additions nous permet d'apprendre comment ensuite résoudre un problème mathématiques où nous nécessitons de la méthode des additions. Elle fait aussi agir l'observation, observer les résultats pour pouvoir ainsi les interpréter et en déduire une conclusion comme lors d'une expérience scientifique : on applique le protocole, on observe les résultats, on interprète et on conclut. Le but de cette conclusion est d'en tirer des connaissances scientifiques dans ce cas là. 

Cette partie me semble s'éloigner du sujet. Tu aurais pu utiliser les textes de Freud que tu avais commencé à évoquer en partie 1. sur la nécessité de l'homme d'apprendre à contôler ses pulsions à travers l'éducation. 

Dans l'ensemble, j'ai le sentiment que ton devoir manque d'organisation. Tes idées ne sont pas suffisamment travaillées et structurées... 

Ce n'est cependant que mon avis de profane... Le mieux placé pour t'aider à progresser c'est ton enseignant. 

 

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