Liu

Eleve difficile à gérer : recherche de solutions

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Bonjour , 

Je suis auxiliaire de vie scolaire, je m'occupe de deux enfants en situation de handicap : un enfant avec suspicion d'autisme et l'autre enfant souffrant de dyspraxie.

Tout se passe très bien avec eux.

Seulement, il y a dans la classe de CM1 où je travaille un autre élève qui fait des crises à répétitions pour des motifs qui de l'extérieur apparaissent futiles (perte d'un bouchon de colle, ne pas avoir sauter la ligne, ne pas avoir fini) mais qui pour lui a une importance démesurée.

L' enseignante est désemparée et visiblement au bout du rouleau.

Avez-vous déjà eu dans vos classes des enfants souffrant d'une telle anxiété ou d'un tel perfectionnisme ? Si oui qu'avez-vous mis en place ? 

J'ai pensé lui proposer un timeur pour lui faire accepter le passage d'une activité à une autre. Mais pour les autres motifs de crises, je me trouve à cours d'idées surtout que les crises durent et vont loin (il se tape)...

Je l'ai fait sortir aujourd'hui (et ça m'a valu quelques bleus) mais sur la durée, ça ne peut pas être la solution car il fait une crise toutes les heures.

Si vous avez des suggestions, je suis preneuse. 

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Bonjour Liu,

Je n'ai pas de solution miracle, mais sais-tu si cet enfant est suivi médicalement? La professeur responsable de la classe a-t-elle demandé à voir les parents (en ta présence, ce serait le top!)? Ils ont peut-être déjà quelques solutions. Avait-il ce comportement le(s) année(s) précédentes? Si oui, il pourrait être utile de rencontrer ses anciens professeurs.

Bon courage! 

 

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Bonsoir, 

Les parents vont être convoqués mais je ne sais pas si je serai conviée (j'ai peu d'heures dans cette école). 

Je ne sais pas s'il est suivi. Mais il avait une AVS jusqu'à l'année dernière. Malheureusement ce n'est plus le cas cette année. Je ne sais pas pour quelle raison car manifestement ces difficultés sont toujours là. Les enseignantes les années précédentes avaient le même problème. Elles le faisaient sortir ou bien le laisser poursuivre l'activité au délà du temps imparti aux autres. Par ailleurs, la présence de l'AVS devait limiter probablement le nombre de crises.

J'ai proposé à l'enseignante (avec qui ca se passe bien par ailleurs) qu'il soit mis près de moi en plus de l'élève que j'ai. Si elle le fait, je vais voir ce que ça donnera. 

Mais je ne suis pas certaine d'être en mesure de mieux le "gérer" que l'enseignante. 

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Je suis arrivée à éviter quatre crises en lui donnant des précisions sur les consignes dès qu'il avait un problème. Mais je n'ai pas pu éviter la crise de fin de matinée car je n'ai pas vu qu'il avait sauté une ligne mais qu'il ne fallait pas la sauter. Une matinée tendue, j'ai épuisé mon capital patience et j'ai encore 3 heures...

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Courage, petite Liu : plus que 3 heures . Tu veux faire du bien à ce gosse , montrer que tu t'en sors, mais certains cas sont vraiment désespérés et requièrent des auxiliaires psychiatriques . Remets-toi en question : l'enseignement doit être un plaisir , non un martyre . Ne mets pas ta santé physique ou mentale en danger . Je n'ai pas de solution, je ne connais pas l'enfant ,je n'ai aucun contact avec lui … comment te donner des  conseils ? 

A plus tard .

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Je vais faire une liste des facteurs déclencheurs de crise car je ne les vois pas venir d'autant plus qu'il ne dit rien, n'appelle pas et durant la crise il est incapable de dire ce qui ne va pas. Il faut donc sans cesse déviner ce qui ne va pas. Actuellement, j'ai l'èlève dont je dois m'occuper au bureau à coté de moi et cet élève est derrière moi. Je m'occupe des deux en simultannée. Je le fais pour soulager l'enseignante qui hier était en larmes à la pause et qui aujourd'hui m'a remerciée chaleureusement car le climat n'avait plus rien à voir : elle a enfin pu faire cours. Ne vous méprenez pas, j'aime ce que je fais, je me mettrai en quatre pour les élèves que j'aide et j'apprecie d'avoir pu faire en sorte que cet élève passe une matinée à peu près tranquille. Seulement, je ne sais pas si à la longue, je vais tenir nerveusement et avec cet emploi je mets tous mes projets (concours) de coté car quand je rentre je n'ai plus le courage de replonger dans les cours/révisions. Je ne sais si ça vaut vraiment le coup...

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Je vois que tu procèdes avec méthode: ça va t'aider. Au moins cette fois, tu es remerciée pour ce que tu fais, preuve que c'est déjà efficace.

Reste à gérer la tension et la fatigue qui s'ensuivent, car tout cela demande beaucoup d'énergie. Il te faudrait mettre en oeuvre une sorte de "sas" qui te permette de décompresser en sortant, de façon à pouvoir travailler à tes projets. Il semblerait que des exercices de respiration, de méditation, de yoga... puissent apporter une bonne aide pour décompresser.

La marche est sûrement aussi un bon moyen, souvent très simple à mettre en oeuvre,  et elle peut être associée à l'écoute de musique, par exemple (sauf si on a des rues à traverser!).

Quelques idées en vrac!

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Merci pour ces conseils ! 

Il faut effectivement que je trouve un moyen de faire la coupure car cela m'a préoccupé une bonne partie de la journée et de la nuit d'hier. Si je continue ainsi je ne vais pas tenir. 

J'ai eu des informations sur ce qu'il a : il est surdoué d'où un perfectionnisme, une hypersenibilité et une intelligence plus importante que la moyenne. 

Je l'ai sorti encore aujourd'hui. Il a fait une crise pendant deux heures car je n'avais son stylo habituel pour effacer....

Modifié par Liu

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Les surdoués se sentent souvent exclus , mais leur perfectionnisme peut les conduire à des dérives maniaco-dépressives . Peut-être essayer de le distraire avec quelque chose d'inattendu , de surprenant et de valorisant pendant la crise . Surtout ne pas culpabiliser , rester zen (je sais , ce n'est pas facile) et pour  se calmer soi-même , comme au théâtre, bâiller , respirer profondément , et relativiser . Je suppose que ce travail n'est pas définitif pour toi . S'il est trop pénible , s'il ne permet pas d'avoir chez soi, auprès des siens -imagine ta vie avec mari et enfants à ton retour de classe-  il faut être raisonnable .

Courage .

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Bonjour, 

Effectivement, il est souvent seul dans la cour et dans la classe. Les enfants ne sont pas toujours tendre entre eux et surtout avec ceux qui sont différents. Je vais essayer mais durant la crise, il "déconnecte"  totalement, il faut attendre qu'il "redescende" pour lui parler car au délà qu'un certain seuil ce n'est plus possible. On reste très bienveillante avec lui. Il faut en effet éviter de le culpabilise. Il a conscience de ce qui se passe et je pense que le culpabiliser nourirrait sans rien solutionner son angoisse, son exclusion sociale voire  pire le ferait peut-être rentrer dans une attitude d'opposition à l'autorité... On fait tout pour essayer de lui faire comprendre que les exigences qu'il a sont intenables alors que personne ne lui demande la perfection. Mais pour l'heure, ça ne porte pas ses fruits. Au collège, il ira en école spécialisée, j'espère qu'à ce moment là, il pourra être bien car pour l'instant ce n'est pas le cas... 

Le travail en lui-même n'est pas pénible d'autres personnes ont des conditions de travail bien plus désastreuses que les miennes. Elles sont au contraire plutôt bonnes. Ce qui est difficile, c'est de se sentir sans solutions, de tenter des choses qui ne fonctionnent pas et en définitive se retrouver un peu démunie et in fine avoir le sentiment de mal faire son travail tout simplement. Ca, c'est désagréâble... 

Mais effectivement c'est un emploi mal payé et très précaire. Il est probable que je me retrouve au chômage dans quelques mois si les budgets ne sont pas là pour permettre à l'académie de renouveler mon contrat... J'attends. En sachant que  si je ne suis pas renouvelée mes possibilités d'emplois sont très limitées. Du coup une fois encore, je prendrai ce qu'il y a...

Modifié par Liu

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C'est peut-être une expérience enrichissante pour toi , c'est ainsi qu'il faut considérer ce travail  que peu de personnes seraient capables d'accomplir . Qui n'éprouverait pas des sentiments d'impuissance et d'inutilité ? 

Je te souhaite le meilleur , si pas maintenant , plus tard . 

Passe un bon WE .

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C'est un emploi qui a du sens en tout cas. Il y a  au moins cette gratification là : essayer de se rendre utile. Même si les élèves mériteraient mieux que des personnes comme moi non formées et qui changent tout le temps.... 

Citation

 

Je te souhaite le meilleur , si pas maintenant , plus tard . 

Passe un bon WE

 

Merci beaucoup ! 

Très bon weekend à vous également ! 

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Je viens de voir sur google qu'aujourd'hui, c'était la journée des enseignants! J'ignorais qu'elle existait. J'ai donc une pensée émue pour le prof de physique manquant depuis la rentrée, je ne sais pour quel motif, dans la classe de seconde de mon petit-fils...:unsure: Ô rectorat, que fais-tu? Quoique... c'était peut-être un emploi aidé supprimé... 

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Je rentre avec une belle morsure au bras... Ceinturer un enfant ne s'improvise pas. 

Heureusement demain, c'est mercredi car j'en ai jusque là...

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Hé bien! Ça pose quand-même le problème d'intégrer dans les classes des enfants à gros handicap. Le principe est peut-être louable, mais s'il est inapplicable, cette solution n'est peut-être pas la bonne, ou alors les moyens de sa mise en oeuvre sont inadaptés.

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Le pire, c'est que ce n'est pas l'élève que j'aide qui m'a mordue. Mais l'enfant surdoué qui n'a pas d'avs.

Il s'est excusé après, c'est déjà ça... -_-"

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Oui, il est agité. Pour autant, on ne peut pas dire que c'est un enfant turbulent non plus. Il se comporte bien et performant intellectuellement. Mais une imperfection (là c'était une méthode de travail qu'il ne comprenait pas) peut lui faire faire une crise : cris en classe, coups sur soi, coups sur les autres. On est bien obligé de le sortir pour qu'il se calme et pour que le cours puisse avoir lieu. Ce n'est pas un enfant mal intentionné, dans la provocation ou autre mais il n'est pas encore capable de gérer sa colère, sa frustration...

De mon coté, je n'ai pas envie d'avoir à gérer cela non plus. 

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Tu fais bien de t'abstenir : c'est de ta vie, de sa qualité , de ton équilibre qu'il s'agit . "On veut bien gagner sa vie, mais non la perdre à la gagner." Cette phrase , de l'un de mes collègues, m'a fait réfléchir .

 

"

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Ils subissent. Blague à part, il fait des crises bien pires chez lui. Il a je crois un suivi psy. (qui manifestement n'est guère efficace, ce qui ne m'étonne pas).

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Alors pour le moment, c'est sans solution, sauf à risquer de prendre des coups, ce qui n'est pas acceptable, ou à attendre que ça passe tout seul...;) Qu'en dit le directeur (ou la directrice) de l'école?

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il y a 51 minutes, moîravita a dit :

Tu fais bien de t'abstenir : c'est de ta vie, de sa qualité , de ton équilibre qu'il s'agit . "On veut bien gagner sa vie, mais non la perdre à la gagner." Cette phrase , de l'un de mes collègues, m'a fait réfléchir .

 

"

Malheureusement, c'est mon emploi. Je vais donc devoir faire face à ce type de situation encore un moment. 

Je ne connais pas beaucoup de personnes (du moins autour de moi) qui ont un emploi qu'ils ont désiré et qui ne perdent pas leur vie à la gagner. 

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il y a 18 minutes, chloém a dit :

Alors pour le moment, c'est sans solution, sauf à risquer de prendre des coups, ce qui n'est pas acceptable, ou à attendre que ça passe tout seul...;) Qu'en dit le directeur (ou la directrice) de l'école?

Elle connait la situation. Ce n'est pas sa première crise et ce n'est pas la première avs qu'il blesse (involontairement) une autre s'était pris un coup de pied. Les enseignants aussi se font griffer lors de ces crises. Bref, on sait.

Elle m'a proposé qu'à la prochaine crise qu'une autre AVS m'aide à le maitriser et qu'elle prenne le relai au besoin. 

Mais j'aurais dû me méfier, me douter qu'il pouvait me mordre...Je ne suis pas encore habituée à ses crises... 

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