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Commentaire Eugenie Grandet

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JE ne trouve pas les titres et les sous titres ni une problematique.Voici le texte

Il n’y a d’autre malheur, dit le notaire en interrompant le banquier, que la mort de monsieur Grandet junior. Encore ne se serait-il pas tué s’il avait eu l’idée d’appeler son frère à son secours. Notre vieil ami qui a de l’honneur jusqu’au bout des ongles compte liquider les dettes de la maison Grandet de Paris. Mon neveu le président pour lui éviter les tracas d’une affaire tout judiciaire lui offre de partir sur-le-champ pour Paris afin de transiger avec les créanciers et les satisfaire convenablement. Ces paroles confirmées par l’attitude du vigneron qui se caressait le menton surprirent étrangement les trois des Grassins qui pendant le chemin avaient médit tout à loisir de l’avarice de Grandet en l’accusant presque d’un fratricide. – Ah ! je le savais bien s’écria le banquier en regardant sa femme. Que te disais-je en route, madame des Grassins ? Grandet a de l’honneur jusqu’au bout des cheveux, et ne souffrira pas que son nom reçoive la plus légère atteinte ! L’argent sans l’honneur est une maladie. Il y a de l’honneur dans nos provinces ! Cela est bien, très-bien Grandet. Je suis un vieux militaire, je ne sais pas déguiser ma pensée ; je la dis rudement : cela est, mille tonnerres ! sublime. – Aaalors llle su… su… sub… sublime est bi… bi… bien cher, répondit le bonhomme pendant que le banquier lui secouait chaleureusement la main. – Mais ceci, mon brave Grandet, n’en déplaise à monsieur le président, reprit des Grassins, est une affaire purement commerciale, et veut un négociant consommé. Ne faut-il pas se connaître aux comptes de retour, débours, calculs d’intérêts ? Jedois aller à Paris pour mes affaires, et je pourrais alors me charger de… – Nous verrions donc à tâ… tâ… tâcher de nous aaaarranger tou… tous deux dans les po… po… po… possibilités relatives et sans m’en… m’en… m’engager à quelque chose que je… je… je ne voooou… oudrais pas faire, dit Grandet en bégayant. Parce que, voyez-vous, monsieur le président me demandait naturellement les frais du voyage. Le bonhomme ne bredouilla plus ces derniers mots. – Eh ! dit madame des Grassins, mais c’est un plaisir que d’être à Paris. Je payerais volontiers pour y aller, moi. Et elle fit un signe à son mari comme pour l’encourager à souffler cette commission à leurs adversaires coûte que coûte ; puis elle regarda fort ironiquement les deux Cruchot, qui prirent une mine piteuse. Grandet saisit alors le banquier par un des boutons de son habit et l’attira dans un coin. – J’aurais bien plus de confiance en vous que dans le président, lui dit-il. Puis il y a des anguilles sous roche, ajouta-til en remuant sa loupe. Je veux me mettre dans la rente ; j’ai quelques milliers de francs de rente à faire acheter, et je ne veux placer qu’à quatre-vingts francs. Cette mécanique baisse, dit-on, à la fin des mois. Vous vous connaissez à ça, pas vrai ? – Pardieu ! Eh ! bien, j’aurais donc quelques mille livres de rente à lever pour vous ? – Pas grand’chose pour commencer. Motus ! Je veux jouer ce jeu-là sans qu’on n’en sache rien. Vous me concluriez un marché pour la fin du mois ; mais n’en dites rien aux Cruchot, ça les taquinerait. Puisque vous allez à Paris, nous y verrons en même temps, pour mon pauvre neveu, de quelle couleur sont les atouts. – Voilà qui est entendu. Je partirai demain en poste, dit à haute voix des Grassins, et je viendrai prendre vos dernières instructions à… à quelle heure ? – A cinq heures, avant le dîner, dit le vigneron en se frottant les mains

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