Les principaux courants littéraires
1° Le Baroque ( 1850-1660)
La naissance du baroque correspond à une période tragique et meurtrière de notre histoire (conflits civils, guerres de religion, famines…)
De nombreux auteurs insistent sur le tragique de la vie. L’homme est perçu comme un être éphémère, fragile et voué à une mort certaine. L’écriture du baroque répond à une quête de la vérité et du plaisir.
Les écrivains se tournent vers Dieu et les œuvres baroques ressemblent de plus en plus à des prières et des appels à la méditation.
Auteurs baroques :
Cyrano de Bergerac, Corneille (« L’Illusion comique »), Shakespeare.
2° Le Classicisme (1650-1700)
Les écrivains recherchent la pureté et la clarté dans la langue et la rhétorique.
Le classicisme obéit à des règles strictes considérées comme génératrices de beauté qui permet de contrôler le débordement d’imagination ou de sensibilité de l’auteur.
Il y a la règle des trois unités (action : une intrigue unique et simple, temps : durée action similaire à la durée de la représentation, lieu : un lieu unique et neutre).
Puis les règles de bienséance (pas de scènes choquantes) et de vraisemblances ( pas de scènes incroyables).
L’homme est vu comme soumis à la fatalité et aux lois inéluctables qui pèsent sur sa nature ( cf les personnages de Racine)
Auteurs classiques :
Molière, Racine (« Phèdre »), La Fontaine, Boileau (« Art Poétique »), La Bruyère (« Les Caractères »).
3° Le Romantisme (1800)
Le romantisme s’oppose au classicisme et à ses règles jugées excessives.
Il se caractérise pas le mélange des genres (comédies, tragédies, farces…) et des registres (tragique, lyrique, grotesque…).
Ce courant laisse libre cours à la sensibilité, aux élans du cœur. Les œuvres romantiques accordent une place importante à la nature, qui est le lieu privilégié de la méditation romantique. Le héros réfléchit sur le mal-être qu'il ressent et sur son impuissance face au destin.
Le romantisme concerne :
• La poésie. Les poètes romantiques s’orientent vers un style lyrique (qui favorise l’expression des sentiments) et élégiaque (qui exprime la douleur et la mélancolie).
• Le théâtre. Victor Hugo, dans la préface de « Cromwell » donne les principes du drame romantique ( mélange du beau et du lait, pièces plus libres que la tragédie mais plus grave que la comédie).
• Le roman. Les œuvres romantiques écrites par Chateaubriant, Hugo, Balzac, Stendhal.
4° Le Réalisme (1850)
Les écrivains réalistes cherchent à décrire la réalité, à faire une reproduction exacte du milieu dans lequel évoluent les personnages. Leurs perceptions du monde influencent donc leur vision du monde.
Les réalistes ont tendance à minimiser l’intrique au profit de la psychologie des personnages et s’intéressaient surtout à la classe moyenne estimant que leurs œuvres devaient jouer un rôle social.
Les œuvres ont donc un aspect documentaire, les faits sont décris à partir de l’observation et d’une documentation précise.
Champfleury, dans un ouvrage intitulé « Le Réalisme » définit les principes du réalisme.
Auteurs réalistes :
Balzac « Scènes de la vie privée », Stendhal, Flaubert.
5° Le Naturalisme (1870)
Mouvement littéraire s’inscrivant dans le prolongement du réalisme. C’est Zola qui en définit vraiment les lois dans « Le Roman Expérimental ».
Le Naturalisme se donne pour objectif d’explorer le réel, notamment les milieux populaires. Les romanciers utilisent un lexique technique spécifique ce qui donne aux textes une dimension scientifique.
Notion de déterminisme : l’hérédité mais aussi le milieu social influe sur le personnage, interaction entre le milieu et l’individu.
Le Naturalisme s’oppose au romantisme et les romans sont dépourvus d’imagination et d’intrigue, ils peuvent être qualifiés d’enquête.
Auteurs Naturalistes :
Zola dans le cycle des « Rougon-Macquart » explore dans chacun de ses romans un aspect particulier de son époque. Maupassant « Une vie ».
6° Le symbolime (1900)
Le symbolisme est un mouvement qui concerne surtout la poésie.
Contre le Naturalisme, le Réalisme et le Romantisme, les symbolistes proclamèrent l’existence d’un autre monde masqué par le monde sensible.
L’univers est considéré comme le symbole d’un autre monde.
En 1886, Jean Moréas publia dans « le Figaro » un article considéré comme l’acte de naissance du symbolisme « Manifeste du symbolisme ».
Auteurs symbolistes :
Nerval, Mallarmé, Rimbaud.




