juste des idées, ce n'est pas un sujet que je maîtrise...
- a priori, il y a un paradoxe entre l'appellation de "moraliste" et le fait de ne pas se soucier de la morale : pourquoi les a-t-on nommés ainsi s'ils ne s'en préoccupaient pas?
- un portrait "finement touché" : cela comporte autant la finesse du style que la pointe satirique
= les Caractères de La Bruyère, comme ceux de La Rochefoucauld, ou encore de Montesquieu, de Lafontaine, Mme de Sévigné, ont en commun le fait qu'ils sont des archétypes...
en gros, pour faire le portrait d'un individu de manière caricatural (parce qu'un portrait est par définition caricatural, par le fait même qu'on prèlève des éléments de la personnalité d'un individu pour le faire ressortir), il faut le voir, le juger, extraire des aspects critiques, voire satiriques, voire moraux.
- question : est-il besoin de dire explicitement que l'on condamne tel ou tel comprtement pour tenir un discours moralisateur? le fait même de montrer (le principe de "monstration" donc) ne suffit-il pas à mettre l'accent sur un point précis?
bon, en gros, je ferais un plan plus thématique et plus comparatiste (avec peut-être plus d'exemples chez La Bruyère).
par exemple :
I partie générique et définitoire =
- qu'est-ce qu'un moraliste?
- le moraliste selon l'Encyclopédie
II particularités du style =
- finesse du style
- la prosopographie : l'art du portrait physique
- l'éthopée : le portrait moral / la peinture de caractère
le portraitIII la finesse au service de la morale
= la façon dont la forme sert le fond et peut finir par la composer
- est-il possible de dépeindre un caractèe de façon objective, sans avoir recours à une norme, et donc à une morale?
voilà, j'espère que ça te donnera des pistes...